Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
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Mordecai ARDON - Sarah

En 1947, l'artiste israélien Mordecai Ardon peint le scénario du pire. Isaac est mort aux pieds de Sarah, sa mère epleurée qui crie l'appel du shofar. Parallèlement a l'Isaac mort, une échelle couchée marque la continuité juive avec deux impasses: l'échelle de Jacob, qui ne sera pas, et la voie ferrée menant à Auschwitz. La mère et l'enfant sans visage font écho au motif universel de la pieta, la mère tenant son enfant décédé, que ce soit dans l'Antiquité ou à notre époque.

Mordecai Ardon, né le 13 juillet 1896 à Tuchów (Galicie), alors en Autriche-Hongrie, et mort le 18 juin 1992 à Jérusalem (Israël), est un artiste peintre israélien.
Né Max Bronstein en 1896 à Tuchów (aujourd'hui en Pologne), l’artiste part en 1919 à Berlin où il va étudier auprès de certains des plus grands peintres de l’époque : Kandinsky, Klee et Lyonel Feininger.
En 1933, alors que le pays est encore sous mandat britannique, il immigre vers Israël et vient s’installer à Jérusalem.
En obtenant la citoyenneté palestinienne en 1933, il choisit un nouveau nom: Mordechaï Ardon.
De 1940 à 1952, Ardon a dirigé l'École des beaux-arts de Jérusalem, à Bezalel puis, en 1974, il obtient un doctorat honorifique en philosophie.
L'une de ses œuvres les plus connues, « Les fenêtres d’Ardon », est un ensemble de grands vitraux créés entre 1980 et 1984, qui ornent la Bibliothèque nationale et universitaire juive de Jérusalem.
Internationalement reconnu, Ardon meurt à Jérusalem en 1992 à 95 ans.
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