Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
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Ernst Theodor Amadeus HOFFMANN - L'Homme au sable

Ernst Theodor Amadeus HOFFMANN - L'Homme au sable

"Représente-toi un homme aux larges épaules, surmontées d'une grosse tête informe, un visage terne, des sourcils gris et touffus sous lesquels étincellent deux yeux verts arrondis comme ceux des chats, et un nez gigantesque qui s'abaisse brusquement sur ses lèvres épaisses. Sa bouche contournée se contourne encore davantage pour former un sourire; deux taches livides s'étendent sur ses joues, et des accents à la fois sourds et siffleurs s'échappent d'entre ses dents irrégulières.
[...]
C'était plutôt une horrible et fantasque créature, qui partout où elle paraissait, portait le chagrin, le tourment, le besoin, et qui causait un mal réel, un mal durable. J'étais comme ensorcelé, ma tête restait tendue entre les rideaux, au risque d'être découvert et cruellement puni."

Source: L'Homme au sable dans Contes nocturnes, 1817, traduit par F. A. Loève-Veimars, publié dans Le Point, op. cit., p.35.

L'étudiant Nathanaël, héros de ce conte, a été marqué dans son enfance par l'avocat Coppelius, un ami de son père qu'il croit responsable de la mort de ce dernier et qu'il identifie à l'Homme au Sable. Devenu adulte, Nathanaël voit cette angoisse resurgir à la venue d’un opticien ambulant italien du nom de Coppola, qu’il prend pour Coppelius. Il lui achète une longue-vue de poche grâce à laquelle il découvre puis épie Olympia, la fille de son professeur de physique Spalanzani qui habite de l'autre côté de la rue. Il tombe amoureux d'Olympia. En fait, c'est un automate, auquel Spalanzani, plus alchimiste que physicien, a « donné vie » à l'aide de Coppelius. Nathanaël va -t-il vers la folie? Ou sera-t-il capable, avec l'aide de son ami et de sa fiancée Clara, de reprendre pied dans la réalité?
1817 conte fantastique
HOMERE - l'Iliade et l'Odysee

HOMERE - l'Iliade et l'Odysee

L’Odyssée est une œuvre d’Homère mais après de longues études nous sommes pratiquement sûrs qu’Homère n’a pas existé. Ils aurait donc écrit l’Iliade et l’Odyssée mais en fait ces deux œuvres ont été écrites par un groupe de Grecs. Ces deux œuvres parlent d’Ulysse aux milles ruses ou d’Achille aux pieds rapides et d’ailleurs c’est lui qui a tué le fameux Hector fils du roi Troyens Priam et frère de Parîs qui doit hériter du trône de Troie. L’Iliade raconte la guerre de Troie et sa prise sur une durée de cinquante jours et l’Odyssée le retour d’Ulysse chez lui sur l’île d’Ithaque où il a retrouvé sa femme Pénélope et son fils Télémaque qui a tenté de retrouver son père durant un an. Avant le départ d’Ulysse, il avait promis à Pénélope que si il ne revenait pas, elle devait prendre un nouveau mari. Pénélope a su résister aux prétendants qui tous les jours essayaient de la séduire. Tous les jours elle tissait une toile montrant son mari partant en guerre et la nuit la défaisait. A son retour Ulysse, grâce à Athéna, déesse d’Athènes, se changea en vieillard qui entra dans la ville, pris son arc et tira une flèche à travers vingt anneaux et repris son apparence et, avec l’aide de son fils les massacra jusqu’aux derniers. Ulysse repris après cet épisode une vie de roi d’Ithaque comme avant.

Rappel :
La guerre de Troie a durée dix ans et le retour d’Ulysse dix ans également sachant qu’il a était retenu sept ans chez la déesse Calypso. Ci dessous le cheval de Troie qui a permis la victoire grâce a notre ingénieux Ulysse.
roman aventure
Michel HOST - L’Ombre, le fleuve, l’été

Michel HOST - LOmbre, le fleuve, lt

Quelque part sur une route du Midi de la France, un jour de l'été 1936, une jeune Américaine de vingt-six ans agonise dans sa voiture, qui vient de s'écraser au fond d'un ravin. Avant de mourir, Emily Tejédor évoque, invoque, les voix, les visages, les événements, qui ont jalonné sa brève existence. Roman de la mémoire éclatée, l'Ombre, le fleuve, l'été reconstitue le subtil écheveau d'une enfance et d'une adolescence partagées entre les Etats-Unis et l'Europe, dans l'entre-deux-guerres. Dans l'instant intemporel qui précède sa mort, Emily "retrouve" sa grand-mère Alfonsina, dont les récits mythiques ont enchanté sa jeunesse, ses parents, Elisabeth et Aurélien, son amie Gertie Häppchen, une petite juive schizophrène, Jane, la prostituée, et Paul, le romancier. Désormais, le cycle de la vie d'Emily peut s'achever, pour se perpétuer dans la mémoire des autres. Ce "roman américain" d'un jeune écrivain français est un premier roman. Son ambition, sa force, son originalité étonnent. S'il évoque Dos Passos, Faulkner et Styron, c'est qu'il s'agit, ici, d'une grande entreprise.
Michel HOUELLEBECQ - la carte et le territoire

Michel HOUELLEBECQ - la carte et le territoire

Prix Goncourt 2010

«C’est à travers les relations avec autrui, et par leur intermédiaire, qu’on prend conscience de son propre vieillissement ; soi-même, on a toujours tendance à se voir sous les espèces de l’éternité.»
Extrait de La carte et le territoire

La carte et le territoire est un roman aux enjeux moins fondamentaux que ceux de ses œuvres précédentes. Dans Les particules élémentaires ou La possibilité d’une île, Houellebecq ouvrait des horizons sur l’avenir de l’humanité. Il redescend ici d’une strate pour s’atteler au domaine de l’art, aux relations père-fils et au « retour à la nature », avec le déclin du système de production occidental en toile de fond.

C’est un écrivain sur la voie de l’apaisement que l’on rencontre dans ce livre. Un Houellebecq à la misanthropie apprivoisée, faiblement solidaire à l’égard du genre humain mais capable de tendresse mélancolique, au point de citer Joe Dassin (certains pensent que c’est à ce genre de détails qu’on reconnaît les grands auteurs). Le niveau de désespoir est d’intensité moyenne ; il n’a jamais été aussi drôle (certains feignent d’ignorer qu’il est « aussi » notre meilleur humoriste).
2010 roman
Victor HUGO - l'Homme qui rit

Victor HUGO - l'Homme qui rit

L’Homme qui rit suit les destins croisés de plusieurs personnages. Le premier est Ursus (ours en latin), un vagabond qui s’habille de peaux d’ours et est accompagné d’un loup domestique baptisé Homo (homme en latin). Ursus et Homo voyagent à travers l’Angleterre en traînant une cahute, dont Ursus se sert pour haranguer les foules et vendre des potions.
Leur chemin croise, en Janvier 1690, celui de Gwynplaine, un enfant de dix ans vêtu de haillons qui vient d’être abandonné par un groupe d’hommes pressés d’embarquer sur une ourque qui doit les emmener loin de l’île anglaise ...

Victor Hugo aborde ici le thème de la misère, récurrent dans son œuvre. Il dénonce d'une part l'oisiveté excessive d'une noblesse qui par ennui se distrait de la violence et de l'oppression, mais aussi la passivité du peuple qui préfère rire et se soumettre. C'est dans cette perspective que le livre est rempli de longues descriptions des richesses, titres et privilèges de cour.

« Le vrai titre de ce livre serait l'Aristocratie. Un autre livre, qui suivra, pourra être intitulé la Monarchie. Et ces deux livres, s'il est donné à l'auteur d'achever ce travail, en précéderont et en amèneront un autre qui sera intitulé: Quatrevingt-treize (1893: la Revolution). » Prambule de l'Homme qui rit, Victor Hugo

Victor Hugo commence la rédaction de son ouvrage le 21 juillet 1866, à Bruxelles et le termine deux ans plus tard. Mais c'est en exil à Guernesey qu'il en rédige la plus grande partie. En cours d'écriture son projet s'enrichit : le livre ne sera pas seulement politique mais philosophique, historique et poétique :
« Si l’on demande à l’auteur de ce livre pourquoi il a écrit L’homme qui rit, il répondra que philosophe, il a voulu affirmer l’âme et la conscience, qu’historien, il a voulu révéler des faits monarchiques peu connus et renseigner la démocratie et que poète il, a voulu faire un drame. (Ébauche de préface - 22 mai 1868 - Choses vues) »


Emile Zola dans Le Gaulois:
« L'Homme qui rit est supérieur à tout ce que Victor Hugo a écrit depuis dix ans. Il y règne un souffle surhumain »..« Œuvre poignante et grandiose »
1869 roman
Aldous HUXLEY - le Meilleur des Mondes

Aldous HUXLEY - le Meilleur des Mondes

Ecrit en 4 mois en 1931, Le meilleur des mondes (Brave New World en version originale) est tout simplement impressionnant de perspicacité et de justesse quant à la vision qu’il donne d’une société future possible. Dans ce livre culte, l’écrivain britannique Aldous Huxley dépeint une société eugéniste où la natalité serait entièrement sous le contrôle des scientifiques. Où la société serait le résultat d’une production bien huilée, dont chaque constituant serait rigoureusement conforme à un cahier des charges initial. Un monde dans lequel le hasard -la chance comme le mauvais sort- n’existeraient plus. Un monde où la destinée de chacun est tracée d’avance. Un monde où l’on est conditionné pour suivre cette destinée, et s’en satisfaire sans se poser davantage de questions.
1932 roman
Henrik IBSEN - Peer Gynt

Henrik IBSEN - Peer Gynt

Peer Gynt, est un jeune fanfaron d'une vingtaine d'années qui tente de fuir la réalité pour la pure vie idéale et accessoirement par le mensonge. Peer a la chance d'obtenir la promesse de la main de Solveig, jeune fille vertueuse et fidèle, mais, par manque de persévérance, il enlève en pleine fête nuptiale une jeune épouse séduisante Ingrid. Ayant été violée et pour finir abandonnée par Peer, Ingrid déplore son triste sort.
L'histoire peut se résumer ainsi : un anti-héros, prétentieux et aventureux, part défier le vaste monde et rate tout ce qu'il entreprend avant de découvrir, seulement à la fin, la vérité de la solitude de son unique individu.

Peer Gynt (prononciation : [ˈpeːr ˈɡʏnt]) est un drame poétique devenu pièce de théâtre de l'auteur norvégien Henrik Ibsen sur une musique du compositeur Edvard Grieg. Elle est jouée pour la première fois au théâtre national de Christiania le 24 février 1876 et reçoit un accueil triomphal auquel la scénographie vivante et surtout la musique époustouflante concourent.

La pièce est une farce satirique douce-amère proposant une quête de l'identité indéfinissable, remplie d'humour sous des dehors graves et débordante de charges satiriques.
1867 theatre
Eugene IONESCO - Le Rhinoceros

Eugene IONESCO - Le Rhinoceros

Des rhinocéros en liberté provoquent l'étonnement et choquent les personnages. Le patron de l'épicerie jette un cri de fureur en voyant la ménagère partir avec son chat écrasé « Nous ne pouvons pas nous permettre que nos chats soient écrasés par des rhinocéros ou par n'importe quoi ! ». Comme à la montée de chaque mouvement politique extrême et totalitariste, les gens sont effrayés.
Les habitants commencent à se transformer en rhinocéros et à suivre la rhinocérite. C'est « une histoire à dormir debout ! »,
Au dernier acte, tout le monde devient rhinocéros. Bérenger est le seul à réagir et décide de ne pas capituler : « Je suis le dernier homme, je le resterai jusqu'au bout ! Je ne capitule pas ! »

Pièce emblématique du théâtre de l'absurde au même titre que La Cantatrice chauve, la pièce dépeint une épidémie imaginaire de « rhinocérite », maladie qui effraie tous les habitants d'une ville et les transforme bientôt tous en rhinocéros.
Cette pièce est généralement interprétée comme une métaphore de la montée des totalitarismes à l'aube de la Seconde Guerre mondiale et aborde les thèmes de la conformité et de la résistance.

Rhinocéros d'Eugène Ionesco est une pièce de théâtre en quatre tableaux pour trois actes (le deuxième est divisé en deux tableaux), en prose, créée dans une traduction allemande au Schauspielhaus (de) de Düsseldorf le 6 novembre 1959, publiée en français à Paris chez Gallimard la même année puis créée dans sa version française à Paris à l'Odéon-Théâtre de France le 22 janvier 1960 dans une mise en scène de Jean-Louis Barrault et des décors de Jacques Noël.
1958 theatre
Max JACOB - Le Cornet à dés

Max JACOB - Le Cornet ds

Conte de Noël

Il y avait une fois un architecte ou un cheval: c’était un cheval plutôt qu’un architecte, à Philadelphie, à qui l’on avait dit: «Connais-tu la cathédrale de Cologne? fais construire une cathédrale pareille à la cathédrale de Cologne!»Et, comme il ne connaissait pas la cathédrale de Cologne, alors, il fut mis en prison. Mais, en prison, un ange lui apparut, qui lui dit: «Wolfrang! Wolfrang! pourquoi te désoles-tu?» - Il me faut rester en prison, parce que je ne connais pas la cathédrale de Cologne!- Il te manque le vin du Rhin pour bâtir la cathédrale de Cologne, mais fais-leur voir le plan, alors tu pourras sortir de prison.» et l’ange donna le plan, et il montra le plan, alors il put sortir de prison, mais jamais il ne put bâtir la cathédrale parce qu’il ne trouvait pas le vin du Rhin. Il eut l’idée de faire venir du vin du Rhin à Philadelphie, mais on lui envoya un affreux vin français de la Moselle, de sorte qu’il ne put bâtir la cathédrale de Cologne à Philadelphie; il ne fit qu’un affreux temple protestant.

Ce recueil poétique de 68 récits brefs est assorti de réflexions humoristiques ou désabusées.
Il a trouvé sa matière première dans les sujets les plus divers
-L’actualité politique: exposition coloniale (souvent décrite par les littérateurs de l’époque, ici une merveille en peu de mots); le Japon qui devient une grande puissance.
- Le débat artistique: cubisme, modernisme. Il rejette la culture classique, mais ce n’est qu’une apparence.
- Souvenir de lectures: le petit Poucet, Fantômas, Mémoires de Sarah Bernhardt, l’Ancien Testament…
- Souvenirs d’enfance: Quimper.
- la vie quotidienne: Rue Ravignan, la blanchisserie.

Les récits adoptent différents genres qui ne sont pas tous littéraires: le compte-rendu critique, le pastiche des modèles romanesques connus («Genre biographique»; «roman feuilleton») le pastiche des auteurs (surtout romantiques et symbolistes: «poème dans un goût qui n’est pas le mien»), l’enquête journalistique et le fait divers.

Le cornet à dés.
Le titre s’inspire probablement du «coup de dés» de Mallarmé un auteur que pourtant Max Jacob dit ne pas aimer dans la préface.
On jette ensemble divers éléments qui sont ensuite fondus dans un poème. Celui-ci a sa logique propre qui «imite les données de l’inconscient.»
Cependant, dans sa préface, Max Jacob revendique une esthétique classique. Il dit s’être inspiré d’Aloysius Bertrand bien davantage que de Baudelaire pour produire ses poèmes en prose. Tous ces poètes romantiques ou symbolistes cités dans la préface que Max Jacob récuse plus ou moins, il en utilise tout de même certains procédés.
Important: le poème en prose doit être «clos sur lui-même», parfait, situé et placé.
L’humour et la fantaisie surgissent des jeux de mots et de sonorités et des effets de surprises créés par les références explicites à des genres sérieux dans un langage quotidien.
Conclusions imprévues qu’on peut assimiler à des pointes.
Dérision de la littérature: rupture avec la cohérence spatio-temporelle du récit réaliste.
Esthétique du dépaysement; il cherche non à surprendre mais à transplanter.
1917 poesie
Edgar P. JACOBS - Blake et Mortimer

Edgar P. JACOBS - Blake et Mortimer

La série met en scène deux héros principaux, Sir Francis Blake, un militaire de carrière ayant débuté dans la RAF, et mis à la disposition des services secrets britanniques de contre-espionnage militaire le MI5, et son ami le professeur Philip Mortimer, spécialiste en physique nucléaire, qui se retrouvent souvent confrontés à leur grand ennemi, le colonel Olrik — de fait le troisième plus important personnage de la série, parfois accompagné de ses hommes de main tels que l'américain Sharkey, Razul le Bezendjas ou encore le malfrat Jack.
Blake et Mortimer est une série de bande dessinée créée par le dessinateur belge Edgar P. Jacobs en 1946, puis reprise deux ans après sa mort en 1989 par Bob de Moor, puis Jean Van Hamme, Ted Benoit, Yves Sente, André Juillard, René Sterne, Chantal De Spiegeleer et Antoine Aubin. D'abord publiée par les éditions du Lombard, elle l'est désormais par les éditions Blake et Mortimer, une filiale du groupe Média-Participations. Elle fut pré-publiée pendant de nombreuses années dans Le Journal de Tintin dont elle était, avec le héros éponyme, un des moteurs.
Les prémices de la saga se retrouvent avec des personnages très similaires dans Le Rayon U, du même auteur, publié dans le magazine Bravo en 1943, une série elle-même inspirée du Flash Gordon d'Alex Raymond. Mais la présence et les rôles qui y sont donnés à de jeunes femmes ne seront pas repris dans le monde du journal de Tintin qui s'adresse à un jeune lectorat masculin à une époque qui ne connaissait pas encore la mixité scolaire.../data/litterature/jacobs/
1946 bande dessinee