Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
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le MAHABHARATA

le MAHABHARATA

Louange à toi, Seigneur des dieux, louange à toi, tueur de Bala et de Namuci, louange à toi, époux de Shacî, dieu ocellé.

Par ton eau, sauve les serpents que le soleil brûle. Tu es notre recours suprême, ô meilleur des immortels.

Tu as en effet le pouvoir de répandre l'eau en abondance, ô destructeur de cités ! Tu es nuage, tu es vent, tu es feu, et éclair dans le ciel.

Tu sèmes en foule les nuages, on t'appelle aussi Nuée. Tu es l'éclair sans pareil, terrible, tu es l'orage retentissant.

Tu es le créateur des mondes, et leur inexorable destructeur. Tu es la lumière de tous les êtres, tu es le soleil, fils d'Aditi.

Tu es la merveille des merveilles, tu es roi, tu es seigneur des dieux, tu es Vishnu, tu es le dieu ocellé, tu es le refuge ultime.

Tu es l'immortalité entière, dieu, tu es la liqueur sacrificielle, tant vénérée. Tu es le jour, tu es l'heure, tu es la minute, et la seconde encore.

Tu es la demi-lunaison claire, et l'obscure, tu es la minute et la seconde lunaire. Tu es l'année, et la saison, et le mois, et la nuit, et le jour.

Tu es la terre excellente, ses forêts et ses montagnes.
Tu es le firmament limpide, éclairé de ses astres.
Tu es l'océan immense, à la houle puissante,
Où se cachent baleines, monstres, crocodiles et poissons.

Mahâbhârata, Livre I, Le Livre des Commencements

Le Mahabharata (sanskrit: littéralement « La Grande Inde ») est une épopée sanskrite de la mythologie hindoue comportant quatre-vingt-dix milles strophes réparties en dix-huit livres (parvan). Il est considéré comme le plus grand poème jamais composé. Il comporte pas moins de 250 000 vers — quinze fois plus que l'Iliade.
Le Mahabharata est un livre sacré de l'Inde, qui relate la « Grande Geste » des Bhârata, grand poème épique datant des derniers siècles avant l'ère commune. C'est une saga mythico-historique, contant des hauts faits guerriers qui se seraient déroulés environ 2 200 ans avant l'ère chrétienne, entre deux branches d'une famille royale : les Pândava et leurs cousins, les Kaurava, pour la conquête du pays des Arya, au nord du Gange. C'est l'un des deux grands poèmes épiques de l'Inde, fondateur de l'Hindouisme avec le Ramayana. On peut penser que la date de l'épopée primitive du Mahabharata est bien antérieure à celle du Rāmāyana, comme les faits eux-mêmes qui sont la matière de l'un et de l'autre poème.
epopee
Naguib MAHFOUZ - Impasse des deux palais

Naguib MAHFOUZ - Impasse des deux palais

C’est dans les rues du Caire que Naguib Mahfouz, le « Zola du Nil », a promené son miroir et capté toutes les facettes d’une société égyptienne en pleine évolution. Impasse des deux palais est le premier volume d’une trilogie qui comporte également Le Palais du désir et Le Jardin du passé.
Trilogie sur l'Egypte à la fin de la période britannique. L'auteur nous fait vivre dans l'intimité d'une famille bourgeoise musulmane du Caire. Dimension politique : 'nationalisme vibrant' plus 'réformisme social'. Les deux premiers tomes couvrent la période 1920-1935. Le troisième traite de l'effort final de l'Egypte pour se dégager de la tutelle britannique, entre 1936 et les lendemains de la Seconde Guerre mondiale.

« La rue d’al-Nahhasin n’était pas une rue calme… La harangue des camelots, le marchandage des clients, les invocations des illuminés de passage, les plaisanteries des chalands s’y fondaient en un concert de voix pointues… Les questions les plus privées en pénétraient les moindres recoins, s’élevaient jusqu’à ses minarets… Pourtant, une clameur soudaine s’éleva, d’abord lointaine, comme le mugissement des vagues, elle commença à s’enfler, s’amplifier, jusqu’à ressembler à la plainte sibilante du vent… Elle semblait étrange, insolite, même dans cette rue criante… »N. M.
1956 roman
Antonine MAILLET - Pélagie la charette

Antonine MAILLET - Plagie la charette

"On le sait que c'est l'intention qui compte, mais ça aide de la farcir d'un brin de discernement, de temps en temps".

Prix Goncourt 1979

1755. Chassée par les Anglais, une veuve, Pélagie Bourg dite Le Blanc, devenue esclave en Géorgie, décide de rejoindre l'Acadie, sa terre natale, avec ses enfants. Après des années de misère, Pélagie s'achète une charrette. Accompagnée par d'autres exilés, elle part à la rencontre de sa destinée et se lance dans une longue odyssée de dix ans, faite d'amours et de dangers. De Charleston à Baltimore, à travers la vie de Pélagie, c'est tout son peuple qui vivra la guerre d'Indépendance américaine et souffrira de la haine des protestants de Boston. Une épopée humaine.
(evene.fr)
1979 roman
Andrei MAKINE - Le Testament français

Andrei MAKINE - Le Testament franais

Prix Goncourt 1995

Alyosha a grandi dans l'après-guerre en Russie. Sur un balcon suspendu au-dessus de l'immensité sibérienne, le petit garçon écoute sa grand-mère française, Charlotte, lui raconter le Paris de son enfance. Au fur et à mesure que se déroule son récit, la France émerge de la steppe. Ce continent, le petit garçon le fait sien, comme il fait sienne la langue de sa grand-mère. Devenu adolescent, il est obsédé par la France.

Après avoir enseigné la philosophie à Nougorod, Andreï obtient le droit d'asile politique suite à un voyage en France en 1987. Très vite, il se consacre à l'écriture en français, langue qu'il maîtrise depuis l'enfance grâce à sa grand-mère. Malgré l'argent que lui rapportent les cours de littérature russe qu'il donne à l'Ecole normale supérieure, ses débuts dans la capitale parisienne s'avèrent difficiles. Ses manuscrits sont rejetés par les éditeurs dans un premier temps, mais il parvient à faire publier la 'Fille d'un héros de l'Union soviétique' en 1990. Commence alors une importante carrière littéraire avant la consécration en 1995 : la double obtention des prix Goncourt et Médicis pour 'Le Testament français'. Plusieurs romans plus tard, Andreï Makine impose un style savant et ample, qualifié par certains de poétique, par d'autres, plus communément, de néoclassique. En dépit de quelques critiques, Makine reste un écrivain exigeant, pour qui la littérature ne se satisfait pas de mécanismes faciles et usagés, de belles phrases ou de scandales éphémères, mais de vision.
(evene.fr)
1995 roman
Stephane MALLARME - Oeuvres completes

Stephane MALLARME - Oeuvres completes

En lisant Hegel, Mallarmé a découvert que si « le Ciel est mort », le néant est un point de départ qui conduit au Beau et à l'Idéal. À cette philosophie devait correspondre une poétique nouvelle qui dise le pouvoir sacré du Verbe. Par le rythme, la syntaxe et le vocabulaire rare, Mallarmé crée une langue qui ressuscite « l'absente de tous bouquets3 ». Le poème devient un monde refermé sur lui-même dont le sens naît de la résonance. Le vers se fait couleur, musique, richesse de la sensation, « concours de tous les arts suscitant le miracle ». C'est avec Mallarmé que la « suggestion » devient le fondement de la poétique antiréaliste et fait du symbolisme un impressionnisme littéraire. Son œuvre est alors celle de l'absence de signification qui « signifie davantage » et le poète cherche à atteindre les « splendeurs situées derrière le tombeau ».
« La Poésie est l'expression, par le langage humain ramené à son rythme essentiel, du sens mystérieux des aspects de l'existence : elle doue ainsi d'authenticité notre séjour et constitue la seule tâche spirituelle. »
« (...) Qui parle autrement que tout le monde risque de ne pas plaire à tous ; mieux, de passer pour obscur aux yeux de beaucoup. (...) L'attrait de cette poésie tient à ce qu'elle est vécue comme un privilège spirituel : elle semble élever au plus haut degré de qualité, moyennant l'exclusion de la foule profane, cette pure joie de l'esprit que toute poésie promet4. »
1880 poesie
Hector MALOT - Sans famille

Hector MALOT - Sans famille

Rémi, l’enfant trouvé, est vendu à Vitalis, un vieux musicien ambulant. Les voici tous les deux sur les routes. Bientôt, Vitalis meurt et, seul au monde, Rémi recherche sa vraie famille de l’Auvergne à l’Angleterre. Il rencontre des personnages terrifiants, voleurs ou bourreaux d’enfants. Mais il s’attache à des animaux : entre autres, un petit singe prénommé Joli-Cœur et Capi, le chien savant. Et surtout, il se fait des amis comme Mattia.
<br>
<br>Sans famille est un roman français d’Hector Malot, paru en 1878 chez Eugène Dentu à Paris.
1878 jeunesse
Andre MALRAUX - l'Espoir

Andre MALRAUX - l'Espoir

L'Espoir est un roman écrit par André Malraux qui est paru en décembre 1937 aux éditions Gallimard ; il relate le début de la Guerre d'Espagne.
L'Espoir insiste sur la formation des mouvements républicains, communistes, anarchistes et (minoritairement) catholiques de gauche. Il est divisé en trois parties, intitulées L'illusion lyrique, Le Manzanarès et L'Espoir. L'Espoir s'inspire de la guerre civile espagnole et de la résistance contre le général Franco.
André Malraux en fit un film en 1939, sorti en 1945 : Espoir.
1937 roman historique
Thomas MANN - la montagne magique

Thomas MANN - la montagne magique

« Un simple jeune homme se rendait au plein de l’été, de Hambourg, sa ville natale, à Davos-Platz, dans les Grisons. Il allait en visite pour trois semaines.
Mais de Hambourg jusque là-haut, c’est un long voyage ; trop long en somme par rapport à la brièveté du séjour projeté. On passe par différentes contrées, en amont et en aval, du haut plateau de l’Allemagne méridionale jusqu’au bord de la mer souabe, et, en bateau, sur ses vagues bondissantes, par-delà des abîmes que l’on tenait autrefois pour insondables.
A partir de là, le voyage, qui s’était si longtemps poursuivi en ligne droite, d’un grand jet, commence à s’éparpiller. Il y a des arrêts et des complications. Au lieu dit Rorschach, sur territoire suisse, on se confie de nouveau au chemin de fer, mais on ne parvient de prime abord que jusqu’à Landquart, une petite station alpestre, où l’on est obligé de changer de train. »
Thomas Mann. La Montagne Magique. Début

La Montagne magique (Der Zauberberg), roman publié en 1924 par Thomas Mann et (écrit entre 1912 et 1923 après un séjour en 1911 à Davos) est considéré comme l'une des œuvres les plus influentes de la littérature allemande du xxe siècle.
Le livre relate l’expérience singulière de Hans Castorp, jeune ingénieur de Hambourg venu rendre visite à son cousin Joachim Ziemssen, en cure à la station alpine de Davos au sanatorium Berghof. Le héros, fasciné par le microcosme des « gens d’en haut » et bercé par leur rythme de vie, finit lui aussi par contracter une pathologie bien singulière...

citations:
La méchanceté est l'esprit de la critique, et la critique est à l'origine du progrès et des lumières de la civilisation.

L'habitude est une somnolence, ou tout au moins un affaiblissement de la conscience du temps.
1924 roman
Jorge MANRIQUE - Stances sur la mort de mon pere

Jorge MANRIQUE - Stances sur la mort de mon pere

Où sont à présent les dames,
Leurs coiffes, leurs vêtements, Leurs parfums ?
Où sont maintenant les flammes
Des feux qui brûlèrent tant Les amants ?
Mais où sont leurs poésies, Et les suaves musiques
Qu'ils jouèrent ?
Que reste-t-il de leurs danses, Et les habits chamarrés
Qu'ils portèrent ?

Jorge Manrique / Stances sur la mort de mon père / trad. Guy Debord / Ed Champs libre

Stances sur la mort de son père (en castillan Coplas por la muerte de su padre) est une élégie de Jorge Manrique écrite en castillan au XVe siècle. Ces Stances sont considérées comme un des meilleurs poèmes lyriques de la littérature du Moyen Âge et un des chefs-d'œuvre des lettres espagnoles.

Jorge Manrique dresse l'éloge de son père, héros de la Reconquista, vassal de Jean II, adversaire d'Henri IV de Castille et partisan des Rois Catholiques. Le poème se compose de trois parties : considérations abstraites sur la mort, réflexions sur la mort historique et récit de la mort du père. Le texte s'avère d'une grande sobriété. La langue tend à la simplicité et au naturel. Pourtant, à partir d'un éloge funèbre, l'auteur développe une création poétique et une méditation d'une grande virtuosité sur la fuite du temps et le caractère fugace de la vie : il incite l'homme à se dégager du transitoire et à ne rechercher que le permanent de la vie.
1476 poesie
Catherine MANSFIELD - la Garden Party

Catherine MANSFIELD - la Garden Party

Elle se tourna vers Meg : « J'ai envie d'entendre ce que donne le piano, pour le cas où on me demanderait de chanter cet après-midi. Essayons " Cette vie est amère ". »
Pom ! Ta-ta-ta, Ti-ta ! Le piano fit retentir des accents si passionnés que Jose changea de visage. Elle joignit les mains. Elle coula un regard énigmatique et désolé vers sa mère et Laura qui entraient dans la pièce.
Cette vie est amè-ère,
Une larme … un soupir.
Un amour éphémè-ère,
Cette vie est amè-ère,
Une larme … un soupir
Un amour éphémè-ère,
Et puis … adieu !
Mais sur le mot « adieu », et tandis que le piano se lamentait de plus belle, son visage s'éclaira d'un grand sourire totalement dénué de compassion.
« Vous ne trouvez pas que je suis en voix, m'man ? » demanda-t-elle radieuse.

La garden-party, p. 111

La fête se prépare, tandis que chacun vaque à ses propres préparatifs, que les cuisinières se hâtent de préparer petits fours et mignardises, Laura supervise l’installation de la tente tout en croquant à belles dents dans une tartine. « Elle se sentait toute pareille à une ouvrière. »
Aujourd’hui, les enfants sont responsables de l’organisation de la garden party et la toute jeune fille se sent des ailes lui pousser dans le dos. Tout est si merveilleux :
« Laura raccrocha le récepteur, leva les bras au-dessus de sa tête, respira profondément, les étendit, les laissa retomber. « Ouf ! » soupira-t-elle, et tout de suite, elle se redressa. Elle resta immobile, écoutant. On aurait cru que toutes les portes étaient ouvertes. La maison entière semblait animée de pas doux et rapides, d’un ruissellement de voix. La porte capitonnée de serge verte qui conduisait aux régions des cuisines s’ouvrait d’un coup, se refermait avec un choc amorti. Et maintenant s’élevait un son prolongé, ricaneur et cocasse. C’était le lourd piano qu’on poussait sur ses roulettes grinçantes. Et puis l’air ! si l’on prenait le temps de le remarquer, l’air était-il toujours comme cela ? De petites brises légères jouaient à se poursuivre au haut des fenêtres, à se faufiler par les portes. Et il y avait deux minuscules tâches de soleil qui jouaient aussi, l’une sur l’encrier, l’autre sur un cadre à photographie en argent. Des amours de petites taches. Surtout celle du couvercle de l’encrier. Elle était toute chaude, une tiède petite étoile d’argent. Laura l’aurait embrassée. »
Mais bientôt c’est le drame, pas très loin de chez eux, à quelques pas, un jeune homme, ouvrier, vient de mourir. Une mauvaise chute de cheval…
Inexorablement, l’insouciance de Laura s’envole à jamais. Mais pourquoi est-elle si seule ? Seule avec son chagrin tandis que l’orchestre joue à tout rompre.
Le soir même, elle ira rendre visite à la famille et regrettera tout aussitôt, le seuil de la maison franchi, le choix de son chapeau, trop grand, trop…
L’enfance est derrière, tout derrière, déjà.
« N’est-ce pas que la vie, balbutia-t-elle, n’est-ce pas que la vie… »

* La Garden Party est une des nouvelles qui donne son nom à ce recueil publié en 1922.
1922 roman