Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
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Salman RUSCHDIE - les Enfants de minuit

Salman RUSCHDIE - les Enfants de minuit

Saleem Sinai est le héros de ce roman burlesque. Né à minuit, le 15 août 1947 à Bombay, jour de l'indépendance de l'Inde ; il se découvre des dons qui l'amènent à quelques aventures drôles mais également émouvantes. Mêlant onirisme et réalité, ce livre s'avère être un véritable pamphlet politique.

C'est en 1981 que Salman Ruschdie accède à la notoriété avec ce roman Les Enfants de minuit (Midnight's Children) pour lequel il est récompensé du James Tait Black Memorial Prize et le Booker Prize. Les Enfants de minuit a plus tard été désigné comme le meilleur roman ayant reçu le prix Booker au cours des 25 puis des 40 dernières années.


1980 roman
Donatien Alphonse François Marquis de SADE - Aline et Valcour

Donatien Alphonse François Marquis de SADE - Aline et Valcour

Donatien Alphonse François de Sade, né le 2 juin 1740 et mort le 2 décembre 1814, est un homme de lettres français, romancier et philosophe, longtemps voué à l'anathème en raison de la part accordée dans son œuvre à l'érotisme, associé à des actes impunis de violence et de cruauté (fustigations, tortures, meurtres, incestes, viols, etc.). L'expression d'un athéisme virulent est l'un des thèmes les plus récurrents de ses écrits.
Détenu sous tous les régimes politiques (monarchie, république, consulat, empire), il est resté enfermé – sur plusieurs périodes, pour des raisons et dans des conditions fort diverses – pendant vingt-sept ans sur les soixante-quatorze années que dura sa vie. Lui-même, en passionné de théâtre, écrit : « Les entractes de ma vie ont été trop longs1 ». Il meurt à l'asile d'aliénés de Charenton.
De son vivant, les titres de marquis de Sade ou de comte de Sade lui ont été alternativement attribués2, mais il est plus connu par la postérité sous son titre de naissance de marquis. Dès la fin du xixe siècle, il est surnommé le « divin marquis », en référence au « divin Arétin », premier auteur érotique des temps modernes (xvie siècle).
Occultée et clandestine pendant tout le xixe siècle, son œuvre littéraire est réhabilitée au xxe siècle, malgré une censure officielle qui dure jusqu’en 1960, la dernière étape étant sans doute représentée par l’entrée dans la Bibliothèque de la Pléiade en 1990.
Son nom est passé à la postérité sous forme de substantif. Dès 1834, le néologisme « sadisme », qui fait référence aux actes de cruauté décrits dans ses œuvres, figure dans un dictionnaire; le mot finit par être transposé dans toutes les langues.
1795 roman
Francoise SAGAN - Bonjour tristesse

Francoise SAGAN - Bonjour tristesse

Cécile passe l’été de ses dix-sept ans dans une villa de la Côte d’Azur avec son père et deux femmes très intéressantes.
Cécile, un peu naïve, tente de paraître adulte et d’attirer des hommes du même âge que son père.

Bonjour tristesse est le premier roman de Françoise Sagan, publié en 1954 alors qu'elle n'a que 18 ans. Son titre est tiré d'un vers de Paul Eluard.
Lancé au printemps 1954 sur fond d'émancipation féminine, le roman reçoit une critique élogieuse. Les ventes atteignent deux millions d'exemplaires en 2011 (soit l'un des plus grands best-sellers de l'histoire de l'édition française), ce qui rend la jeune romancière riche et célèbre ; elle dira à ce sujet : « La gloire, je l'ai rencontrée à 18 ans en 188 pages, c'était comme un coup de grisou ».
1954 roman
Antoine de SAINT-EXUPERY (f) - le petit prince - dessine moi un mouton

Antoine de SAINT-EXUPERY (f) - le petit prince - dessine moi un mouton

« On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. »
« Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. »
« C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. »
« Droit devant soi on ne peut pas aller bien loin

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un rideau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au levé du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait:
-S'il vous plaît... dessine-moi un mouton!
-Hein!
-Dessine-moi un mouton...
J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté mes yeux. J'ai bien regardé. Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. Voilà le meilleur portrait que, plus tard, j'ai réussi à faire de lui. Mais mon dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n'est pas de ma faute. J'avais été découragé dans ma carrière de peintre par les grandes personnes, à l'age de six ans, et je n'avais rien appris à dessiner, sauf les boas fermés et les boas ouverts.
Je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d'étonnement. N'oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toute région habitée. Or mon petit bonhomme ne me semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur. Il n'avait en rien l'apparence d'un enfant perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin de parler, je lui dis:
-Mais qu'est-ce que tu fais là?
Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse:
-S'il vous plaît... dessine-moi un mouton...
Quand le mystère est trop impressionnant, on n'ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblaît à mille milles de tous les endroits habités et en danger de mort, je sortis de ma poche une feuille de papier et un stylographe. Mais je me rappelai alors que j'avais surtout étudié la géographie, l'histoire, le calcul et la grammaire et je dis au petit bonhomme (avec un peu de mauvaise humeur) que je ne savais pas dessiner. Il me répondit:
-Ca ne fait rien. Dessine-moi un mouton.
Comme je n'avais jamais dessiné un mouton je refis, pour , un des deux seuls dessins dont j'étais capable. Celui du boa fermé. ET je fus stupéfait d'entendre le petit bonhomme me répondre:
-Non! Non! Je ne veux pas d'un éléphant dans un boa. Un boa c'est très dangereux, et un éléphant c'est très encombrant. Chez moi c'est tout petit. J'ai besoin d'un mouton. Dessine-moi un mouton.
Alors j'ai dessiné.
Il regarda attentivement, puis:
-Non! Celui-là est déjà très malade. Fais-en un autre.
Je dessinai:
Mon ami sourit gentiment, avec indulgence:
-Tu vois bien... ce n'est pas un mouton, c'est un bélier. Il a des cornes...
Je refis donc encore mon dessin: Mais il fut refusé, comme les précédents:
-Celui-là est trop vieux. Je veux un mouton qui vive longtemps.
Alors, faute de patience, comme j'avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci.
Et je lançai:
-Ca c'est la caisse. le mouton que tu veux est dedans.
Mais je fus bien surpris de voir s'illuminer le visage de mon jeune juge: -C'est tout à fait comme ça que je le voulais! Crois-tu qu'il faille beaucoup d'herbe à ce mouton?
-Pourquoi?
-Parce que chez moi c'est tout petit...
-Ca suffira sûrement. Je t'ai donné un tout petit mouton.
Il pencha la tête vers le dessin:
-Pas si petit que ça... Tiens! Il s'est endormi...
ET c'est ainsi que je fis la connaissance du petit prince.
1943 conte jeunesse
Bernardin de SAINT-PIERRE - Paul et Virginie

Bernardin de SAINT-PIERRE - Paul et Virginie

Deux Françaises peu fortunées, habitant l'ile de France, ont l'une un fils, l'autre une fille. Les deux enfants ont la candeur des êtres simples, proches de la nature. Entre eux se noue une chaste idylle. Virginie est appelée en France par une riche parente. A son retour, le vaisseau qui la porte, le Saint-Géran, fait naufrage. Elle pourrait être sauvée, si elle acceptait de se débarrasser de ses vêtements. Elle refuse par pudeur et se noie sous les yeux de Paul, qui meurt deux mois plus tard.

Paul et Virginie fut un livre phare pour beaucoup d'auteurs de la première moitié du XIXe siècle, et pourtant l'amour des deux héros exclut tout ce que le romantisme met dans les relations amoureuses : la jalousie, la rivalité, l'infidélité, le dédoublement de l'érotisme (ange et démon, chair et esprit) ou l'adultère. Leur innocence, malgré la pudeur de Virginie, donne à leurs relations une dimension qui ne serait pas crédible si le cadre de l'histoire n'avait été une île encore à l'abri des moeurs de l'Europe. Ayant connu un énorme succès jusqu'en 1850 environ, le livre de Bernardin de Saint-Pierre fut très discrédité après cette date et particulièrement par certains auteurs du XXe siècle. Malgré cela, tout le monde connaît l'histoire de Paul et Virginie, ce qui montre que l'oeuvre, appréciée ou non, tient une place importante dans l'histoire de la littérature. Paul et Virginie naissent et grandissent ensemble. Ils s'aiment en frère et soeur, puis en amants jusqu'à ce que la mort les sépare.
Paul et Virginie (1777) : épisode destiné à illustrer les Études de la nature.
1788 roman
J.D. SALINGER - l'Attrape-Coeur

J.D. SALINGER - l'Attrape-Coeur

L'Attrape-cœurs (The Catcher in the Rye) est un roman de J. D. Salinger. Publié aux États-Unis en 1951, plus de 60 millions d'exemplaires ont été vendus à ce jour et il s'en vendrait environ 250 000 chaque année[réf. souhaitée].
Il constitue l'une des œuvres les plus célèbres du xxe siècle et un classique de la littérature, à ce titre enseigné dans les écoles aux États-Unis et au Canada, bien qu'il ait été critiqué en raison de certains des thèmes abordés (prostitution, décrochage scolaire, obsession de la sexualité) et du niveau de langue (langage familier et souvent injurieux). La notion d'antihéros débute alors aux États-Unis et choque le grand public.
Le titre original du roman (The Catcher in the Rye) fait référence au poème écossais Comin' Through the Rye de Robert Burns.
1952 roman
Nathalie SARRAUTE - les Fruits d'or

Nathalie SARRAUTE - les Fruits d'or

Cette œuvre de Nathalie Sarraute ne comporte ni personnage ni intrigue. Son héros est un roman, Les Fruits d'Or, et elle a pour sujet les réactions que ce roman et l'accueil qu'il reçoit provoquent chez ceux qui l'aiment ou le rejettent.
Il ne s'agit pas de peindre la réalité visible et connue. Les péripéties balzaciennes qui entourent le lancement d'un livre ne sont pas le domaine de Nathalie Sarraute. Il n'est ici question ni d'éditeurs, ni de publicité, ni des jeux des prix littéraires. L'auteur des Fruits d'Or est également absent. Seules sont montrées ces actions dramatiques invisibles et cependant très précises, qui constituent cette substance romanesque dont, depuis ses Tropismes parus en 1939, Nathalie Sarraute n'a jamais cessé d'étendre le champ et qui a déterminé toutes ses recherches techniques.
En recréant ces mouvements dans le domaine du contact direct ou indirect avec l'œuvre d'art, en les amplifiant parfois jusqu'à la satire, c'est à certains aspects essentiels du phénomène esthétique que touche ce roman.
Ne faut-il pas dire aussi ce poème, tant dans cette forme romanesque nouvelle se confondent les limites qui séparent traditionnellement la poésie du roman.
1963 roman
Jean-Paul SARTRE - Huis clos

Jean-Paul SARTRE - Huis clos

Trois personnages se retrouvent à leur mort dans une même pièce. Les trois protagonistes se débattent sans cesse pour échapper à leur situation mais l'Enfer finit par reprendre le dessus. Cette pièce de théâtre est en un acte composé de cinq scènes, dont la dernière est hypertrophiée.

Jean-Paul Sartre nous décrit ici « son Enfer » avec brio : « l'Enfer, c'est les autres ». Cette phrase, qui a valu à Sartre les pires accusations, explique seulement que la vie « se ressent, se perçoit » à travers les autres ; rien ne vaut les individus qui nous font prendre conscience de nous-mêmes, de la triste réalité humaine, mais qui restent nécessaires pour se réaliser.

Huis clos est une pièce de théâtre en un acte de Jean-Paul Sartre, rédigée à la fin de l'année 1943 et représentée pour la première fois le 27 mai 1944 au théâtre du Vieux-Colombier, à Paris. Cette pièce de théâtre est symbolique de l'existentialisme, mouvement littéraire du début du xxe siècle où l'être humain est défini par ses gestes et ses non-gestes. Sartre pensait avoir écrit une pièce drôle. Seule la mise en scène de Didier Van Cauwelaert à Nice en 1977 semble avoir donné justice à cette conception1.Huis clos est une pièce de théâtre en un acte de Jean-Paul Sartre, rédigée à la fin de l'année 1943 et représentée pour la première fois le 27 mai 1944 au théâtre du Vieux-Colombier, à Paris. Cette pièce de théâtre est symbolique de l'existentialisme, mouvement littéraire du début du xxe siècle où l'être humain est défini par ses gestes et ses non-gestes. Sartre pensait avoir écrit une pièce drôle. Seule la mise en scène de Didier Van Cauwelaert à Nice en 1977 semble avoir donné justice à cette conception
1944 theatre
Jean-Paul SARTRE - l'être et le néant

Jean-Paul SARTRE - l'être et le néant

« l'existence précède l'essence »

L'Être et le Néant est un essai d'ontologie phénoménologique de Jean-Paul Sartre publié en 1943.
L'importance du libre choix, conséquence de l'existentialisme athée, et cause de la responsabilité Sartre fait la distinction entre l'« être pour soi » (l'homme conscient de son existence et de sa liberté), et l'« être en soi » (les animaux, la nature, les objets non conscients d'eux-mêmes) et l'« être pour autrui » (l'homme conscient qui se définit par rapport aux autres). Il appelle « mauvaise foi » l'attitude de celui qui se cache sa liberté. C'est un retour historique, et une prise de position, vers l'homme à la fois libre et maître de lui-même, qui se définit à travers le spectre de cette triplicité dans laquelle il fonde un principe de monde sur une ontologie qui se développe à partir d'une position première du « pour soi » comme liberté absolue à travers laquelle il appuie sa phénoménologie de l'être. C'est à l'intérieur de cette idée que s'inscrit toute la puissance et l'originalité de son texte, c'est-à-dire « l'homme est condamné à être libre » à choisir sans raison et avant toute raison et il conclut que « la vie est la passion inutile ».
essai
Roberto SAVIANO - la beaute et l'enfer

Roberto SAVIANO - la beaute et l'enfer

Parce qu'il a brisé l'omerta napolitaine, Roberto Saviano vit menacé de mort par la Mafia. Avec ce recueil d'articles publiés entre 2004 et 2009 dans les journaux du monde entier, il revient sur sa situation depuis la parution de 'Gomorra' - la solitude, l'exil et la reconnaissance internationale. 'Entre la beauté et l'enfer', le lecteur pénètre dans ce qui ressemble à un journal de bord où se mêlent expériences personnelles, souvenirs littéraires et portraits d'hommes et de femmes qui incarnent aux yeux de l'auteur d'authentiques figures de résistance. Dans une vision universaliste, Saviano dénonce ce qui concourt à avilir l'existence humaine et célèbre en parallèle la beauté qui échappe à toute forme d'oppression, comme l'amour ou les livres.
2010 roman