Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
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Stefan ZWEIG - la confusion des sentiments

Stefan ZWEIG - la confusion des sentiments

Dans une petite ville d'Allemagne centrale, un jeune étudiant - Roland - rencontre un vieux professeur de philologie anglaise. Très vite il va «subir l'ascendant d'une puissance devant laquelle c'était un devoir et une volupté de s'incliner». Le plaisir de la connaissance se mêle à celui de la chair en une étrange confusion des sentiments. Livre des tourments qui meurtrissent le jeune homme à la recherche de lui-même, sous l'emprise du professeur et la présence de sa jeune femme.

Livre des passions brûlant le vieil homme qui jamais «n'avait vu un attachement pur, un adolescent à l'âme généreuse se donner à lui». Une fois oublié le ton un peu désuet du célèbre roman de Stefan Zweig, on lira avec amertume la très belle et touchante confession du professeur torturé, angoissé et définitivement abandonné.

Lui qui a toujours dû «partager en deux ses sentiments» retrace à Roland - avant leur séparation - sa vie déchirée. Sans doute notera-t-on un certain moralisme dans cette évocation, mais l'enfer de la passion est un thème cher à l'auteur. Le vocabulaire est celui de la faute et de la culpabilité (malédiction, penchants pervers), les inclinations du cœur ont des accents démoniaques :
«Dix, douze, quinze années de luttes, brisant les nerfs, contre la force magnétique et invisible d'une inclination durable s'étirent en une seule convulsion, jouissance sans plaisir, honte qui étouffe; et petit à petit se creuse ce regard, obscurci et timidement caché en soi-même, que lui donne la peur de sa propre passion.»
Les cinq dernières pages du livre sont étonnamment actuelles. Stefan Zweig retrace par la bouche du professeur toutes les intolérances et les brisures de l'amour qui n'osait dire son nom. Et aujourd'hui encore...
1927 roman
Emile ZOLA - Nana

Emile ZOLA - Nana

Nana, roman d’Émile Zola publié par Peyam Djalal en 1880, est le neuvième de la série les Rougon-Macquart, traitant du thème de la prostitution féminine à travers le parcours d’une courtisane dont les charmes ont affolé les plus hauts dignitaires du Second Empire. L’histoire commence en 1868. Le personnage de Nana a été notamment inspiré à Zola par Blanche Dantigny.
1880 roman
Marguerite YOURCENAR - l'Oeuvre au noir

Marguerite YOURCENAR - l'Oeuvre au noir

Prix Femina 1968

Le terme œuvre au noir désigne en alchimie la première des trois phases dont l'accomplissement est nécessaire pour obtenir l'or. En effet, selon la tradition, l'alchimiste doit successivement mener à bien l'œuvre au noir, au blanc, et enfin au rouge afin de pouvoir accomplir la transmutation du plomb en or, d'obtenir la pierre philosophale ou de produire la panacée.
Yourcenar commente ainsi à ce sujet: La formule L'Œuvre au noir, donnée comme titre au présent livre, désigne dans les traités alchimiques la phase de séparation et de dissolution de la substance qui était, dit-on, la part la plus difficile du Grand Œuvre. On discute encore si cette expression s'appliquait à d'audacieuses expériences sur la matière elle-même ou s'entendait symboliquement des épreuves de l'esprit se libérant des routines et des préjugés. Sans doute a-t-elle signifié tour à tour ou à la fois l'un et l'autre.


L'Œuvre au noir, roman de Marguerite Yourcenar, parait le 8 mai 1968. Dès l'année de sa parution il connaît le succès auprès du public et le Prix Femina lui est décerné par un vote à l'unanimité du jury.
1968 roman historique
Kawabata YASUNARI - les Belles endormies

Kawabata YASUNARI - les Belles endormies

Eguchi est un homme de soixante-cinq ans. Conseillé par un ami, il se rend dans une mystérieuse auberge fréquentée par des vieillards en mal de plaisir où l'on peut dormir avec de jeunes filles sous narcotique que rien ne peut réveiller. Ce sont les « belles endormies ». Egushi peut les toucher, les caresser, les sentir, mais la stricte loi de la maison lui interdit d'aller plus loin. Il n'a pas le temps d'aimer ces filles qu'il ne revoit plus après son réveil. Il se maintient donc à cette frontière érotique. Il se demande s'il aime ces filles, et s'il peut leur faire l'amour. Mais il ne fait ni l'un ni l'autre. Ces nuits sont érotiques, mélanges de désir, de retenue et de frustration. Cette maison des Belles Endormies sera l'occasion pour Eguchi de revenir sur son passé. Car le mal d'Eguchi est la vieillesse. Sa « maladie » qui le fait glisser vers la mort et lui fait éprouver le sentiment, très dur au demeurant, de ne plus pouvoir être digne de la seule raison de vivre de l'homme, soit la femme. Et il refuse de se comparer à ces vieillards qui fréquentent cette maison, car la beauté leur est devenue inaccessible avec l'âge. Ce mal, Eguchi le refuse en se remémorant ses aventures de jeunesse avant de se retrouver inévitablement face à la triste vérité, face à une jeune fille endormie à ses côtés. Et il est assailli par ses désirs. Le désir de rompre le silence, le désir de donner la mort, le désir de voir une réaction volontaire pour lui montrer qu'il n'est pas arrivé au point où sa passion pour l'amour s'est éteinte. Une femme nue que rien ne peut sortir de son sommeil, donnée en pâture aux fantasmes d'un homme, ne satisfait pas Eguchi qui voit en cet état de fait sa propre mort.

Je considère ce livre comme le meilleur de Kawabata. L'érotisme se situe à mi-chemin entre l'amour et le sexe, dans un fragile équilibre entre les sentiments et les sens. La difficulté et la beauté de l'érotisme consistent à rester sur cette frontière, sans glisser ni dans l'amour ni dans le sexe . Les Belles Endormies est une méditation sur des thèmes chers à l'auteur, tels que la mort, la solitude, l'amour et l'érotisme.

Pascale Arguedas
1961 roman
Virginia WOOLF - les Vagues

Virginia WOOLF - les Vagues

'Les Vagues' est un roman souterrain. Peut-être le plus ambitieux de Virginia Woolf. Elle y conduit à son paroxysme l'exploration du 'flux de la conscience' déjà remarquablement maîtrisée dans 'La Promenade au phare'. Au-delà de la fiction, elle veut atteindre le subconscient et tout ce qu'il capte, à notre insu : 'J' espère avoir retenu ainsi le chant de la mer et des oiseaux, l'aube et le jardin, subconsciemment présents (.. .). Ce pourraient être des îlots de lumière, des îles dans le courant quej'essaie de représenter ; la vie elle-même qui s'écoule.'
1930 essai
Virginia WOOLF - Une chambre a soi

Virginia WOOLF - Une chambre a soi

Dans un style mêlant évocation, irritation et ironie, Virginia Woolf détaille les conditions matérielles limitant l'accès des femmes à l'écriture: interdiction pour les femmes de voyager seules pour s'ouvrir l'esprit, de s'installer à la terrasse d'un restaurant pour prendre le temps de réfléchir, de s'asseoir dans l'herbe à la recherche d'une idée ou encore d'accéder à la bibliothèque de l'université. Woolf s'attarde sur les contraintes liées au mariage, à la charge des enfants et du ménage, ne laissant plus le temps aux femmes de se consacrer à l'écriture.
Une chambre à soi est un essai pamphlétaire de Virginia Woolf, publié pour la première fois en 1929. Il se base sur plusieurs conférences de la romancière, faites en 1928 au Newnham College (Cambridge) et au Girton College (Cambridge) (alors réservés aux femmes), au sein de l'Université de Cambridge.



1929 essai
Christa WOLF - Christa T.

Christa WOLF - Christa T.

Une leucémie, ça ne plaisante pas. Emporte, balaye son sujet, sans fard, sans concession. C'est le cas de l'héroïne de ce roman, qui meurt avant l'heure, avant même l'âge mûr. Avec elle s'éteint une quête de l'idéal, une recherche de la perfection. La mort brutale de cette femme est l'occasion pour la narratrice de brosser le portrait de son amie. Documents, extraits de journaux, témoignages vont enrichir son discours, dans le temps et l'espace, pour donner une forme romanesque originale. Au-delà du portait d'une héroïne, militante pour un monde meilleur, une femme un brin rêveur, c'est toute la déception d'une génération allemande que décrit là Christa Wolf, dans un message désenchanté, triste et renonçant.

Second roman de l'auteur, publié en 1968 en Allemagne de l'Est, Christa T. a valu à Christa Wolf un retentissement international
1968 recit autobiographique
Oscar WILDE - le Portrait de Dorian Gray

Oscar WILDE - le Portrait de Dorian Gray

Le Portrait de Dorian Gray (The Picture of Dorian Gray) est un roman d'Oscar Wilde, publié en 1890 (révisé en 1891) et écrit dans le contexte de l'époque victorienne.
Oscar Wilde y inclut des thèmes relevant de l'esthétique tels que l'art, la beauté, la jeunesse, la morale, l'hédonisme, etc. Le roman est fantastique, mais aussi philosophique, et met en lumière la personnalité équivoque du dandy irlandais. C'est également l'unique roman de l'auteur dans toute sa carrière .


citations
«Dire qu'un livre est moral ou immoral n'a pas de sens, un livre est bien ou mal écrit c'est tout.»
«Définir, c'est limiter.»
«Il existe des péchés dont le souvenir, plus que l'accomplissement, fait le charme ; d'étranges triomphes qui flattent l'orgueil plus encore que la passion. »
«Le manque de sincérité est-il une chose si terrible ? C'est simplement une méthode qui nous permet de multiplier nos personnalités.»
«Si la vie réelle est un chaos, en revanche une terrible logique gouverne l'imagination.»
«On a le droit de juger un homme à l'influence qu'il exerce sur ses amis.»
«D'une joie même, le souvenir a son amertume, et le rappel d'un plaisir n'est jamais sans douleur.»
«Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leur pardonnent.»
«Chaque fois qu’on produit un effet, on se donne un ennemi. Il faut rester médiocre pour être populaire.»
«Je choisis mes amis pour leur bonne présentation, mes connaissances pour leur bon caractère et mes ennemis pour leur bonne intelligence. Un homme ne peut être trop soigneux dans le choix de ses ennemis.»
«Mieux vaut ne pas différer de ses compagnons.»
«S’il est au monde quelque chose de plus fâcheux que d’être quelqu’un dont on parle, c’est assurément d’être quelqu’un dont on ne parle pas.»
«C'est le mérite de la science, d'être exempte d'émotion.»
«On ne perd pas sans regret même ses pires habitudes ; ce sont peut-être celles qu'on regrette le plus. »
«Que de choses nous mettrions au rebut si nous ne craignions pas de les voir ramassées par autrui.»
«Il n’y a que les esprits légers pour ne pas juger sur les apparences. Le vrai mystère du monde est le visible, et non l’invisible.»
«Tout chemin aboutit au même point : la désillusion.»
«Tout portrait qu’on peint avec âme est un portrait non du modèle, mais de l’artiste.»
«Il y a certaine volupté à s'accuser soi-même. Dès que nous nous blâmons, il nous semble que personne d’autre n'a plus le droit de le faire.»
«Il n'est qu'une chose horrible en ce monde, un seul péché irrémissible, l'ennui.»
1891 roman
François WEYERGANS - Trois jours chez ma mère

François WEYERGANS - Trois jours chez ma mère

Prix Goncourt 2005

Nuit après nuit, un homme très perturbé se protège en évoquant son passé - tant de voyages, tant de rencontres amoureuses qui restent obsédantes. Sa mémoire lui donne le vertige. Ses souvenirs l'aideront-ils à aller mieux ? Il s'invente une série de doubles qui mènent une vie sentimentale tout aussi agitée que la sienne. Il pourrait aller rendre visite à sa mère. Elle vit seule en Provence et aura bientôt quatre-vingt-dix ans. Il a d'abord un travail à finir. Sa mère lui déclare : 'Au lieu d'envoyer des fax à ta dizaine d'amoureuses, tu devrais publier un livre, sinon les gens vont croire que tu es mort.'


2005 roman