Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
page precedente     retour menu     actualiser     rechercher
peinture / litterature / musique classique - autres / cinema / photographie / architecture / sculpture / mode / / lieux / histoire / documentation / textes /
roman / policier / historique / recit / essai / aventure / jeunesse / poesie / theatre / rire / epopee / la Bible /

◀◀     aleatoire     ►► 
page unique / kaleidoscope / liste
Stefan ZWEIG - la confusion des sentiments

Stefan ZWEIG - la confusion des sentiments

Dans une petite ville d'Allemagne centrale, un jeune étudiant - Roland - rencontre un vieux professeur de philologie anglaise. Très vite il va «subir l'ascendant d'une puissance devant laquelle c'était un devoir et une volupté de s'incliner». Le plaisir de la connaissance se mêle à celui de la chair en une étrange confusion des sentiments. Livre des tourments qui meurtrissent le jeune homme à la recherche de lui-même, sous l'emprise du professeur et la présence de sa jeune femme.

Livre des passions brûlant le vieil homme qui jamais «n'avait vu un attachement pur, un adolescent à l'âme généreuse se donner à lui». Une fois oublié le ton un peu désuet du célèbre roman de Stefan Zweig, on lira avec amertume la très belle et touchante confession du professeur torturé, angoissé et définitivement abandonné.

Lui qui a toujours dû «partager en deux ses sentiments» retrace à Roland - avant leur séparation - sa vie déchirée. Sans doute notera-t-on un certain moralisme dans cette évocation, mais l'enfer de la passion est un thème cher à l'auteur. Le vocabulaire est celui de la faute et de la culpabilité (malédiction, penchants pervers), les inclinations du cœur ont des accents démoniaques :
«Dix, douze, quinze années de luttes, brisant les nerfs, contre la force magnétique et invisible d'une inclination durable s'étirent en une seule convulsion, jouissance sans plaisir, honte qui étouffe; et petit à petit se creuse ce regard, obscurci et timidement caché en soi-même, que lui donne la peur de sa propre passion.»
Les cinq dernières pages du livre sont étonnamment actuelles. Stefan Zweig retrace par la bouche du professeur toutes les intolérances et les brisures de l'amour qui n'osait dire son nom. Et aujourd'hui encore...
1927 roman
Emile ZOLA - Nana

Emile ZOLA - Nana

Nana, roman d’Émile Zola publié par Peyam Djalal en 1880, est le neuvième de la série les Rougon-Macquart, traitant du thème de la prostitution féminine à travers le parcours d’une courtisane dont les charmes ont affolé les plus hauts dignitaires du Second Empire. L’histoire commence en 1868. Le personnage de Nana a été notamment inspiré à Zola par Blanche Dantigny.
1880 roman
Marguerite YOURCENAR - l'Oeuvre au noir

Marguerite YOURCENAR - l'Oeuvre au noir

Prix Femina 1968

Le terme œuvre au noir désigne en alchimie la première des trois phases dont l'accomplissement est nécessaire pour obtenir l'or. En effet, selon la tradition, l'alchimiste doit successivement mener à bien l'œuvre au noir, au blanc, et enfin au rouge afin de pouvoir accomplir la transmutation du plomb en or, d'obtenir la pierre philosophale ou de produire la panacée.
Yourcenar commente ainsi à ce sujet: La formule L'Œuvre au noir, donnée comme titre au présent livre, désigne dans les traités alchimiques la phase de séparation et de dissolution de la substance qui était, dit-on, la part la plus difficile du Grand Œuvre. On discute encore si cette expression s'appliquait à d'audacieuses expériences sur la matière elle-même ou s'entendait symboliquement des épreuves de l'esprit se libérant des routines et des préjugés. Sans doute a-t-elle signifié tour à tour ou à la fois l'un et l'autre.


L'Œuvre au noir, roman de Marguerite Yourcenar, parait le 8 mai 1968. Dès l'année de sa parution il connaît le succès auprès du public et le Prix Femina lui est décerné par un vote à l'unanimité du jury.
1968 roman historique
Kawabata YASUNARI - les Belles endormies

Kawabata YASUNARI - les Belles endormies

Eguchi est un homme de soixante-cinq ans. Conseillé par un ami, il se rend dans une mystérieuse auberge fréquentée par des vieillards en mal de plaisir où l'on peut dormir avec de jeunes filles sous narcotique que rien ne peut réveiller. Ce sont les « belles endormies ». Egushi peut les toucher, les caresser, les sentir, mais la stricte loi de la maison lui interdit d'aller plus loin. Il n'a pas le temps d'aimer ces filles qu'il ne revoit plus après son réveil. Il se maintient donc à cette frontière érotique. Il se demande s'il aime ces filles, et s'il peut leur faire l'amour. Mais il ne fait ni l'un ni l'autre. Ces nuits sont érotiques, mélanges de désir, de retenue et de frustration. Cette maison des Belles Endormies sera l'occasion pour Eguchi de revenir sur son passé. Car le mal d'Eguchi est la vieillesse. Sa « maladie » qui le fait glisser vers la mort et lui fait éprouver le sentiment, très dur au demeurant, de ne plus pouvoir être digne de la seule raison de vivre de l'homme, soit la femme. Et il refuse de se comparer à ces vieillards qui fréquentent cette maison, car la beauté leur est devenue inaccessible avec l'âge. Ce mal, Eguchi le refuse en se remémorant ses aventures de jeunesse avant de se retrouver inévitablement face à la triste vérité, face à une jeune fille endormie à ses côtés. Et il est assailli par ses désirs. Le désir de rompre le silence, le désir de donner la mort, le désir de voir une réaction volontaire pour lui montrer qu'il n'est pas arrivé au point où sa passion pour l'amour s'est éteinte. Une femme nue que rien ne peut sortir de son sommeil, donnée en pâture aux fantasmes d'un homme, ne satisfait pas Eguchi qui voit en cet état de fait sa propre mort.

Je considère ce livre comme le meilleur de Kawabata. L'érotisme se situe à mi-chemin entre l'amour et le sexe, dans un fragile équilibre entre les sentiments et les sens. La difficulté et la beauté de l'érotisme consistent à rester sur cette frontière, sans glisser ni dans l'amour ni dans le sexe . Les Belles Endormies est une méditation sur des thèmes chers à l'auteur, tels que la mort, la solitude, l'amour et l'érotisme.

Pascale Arguedas
1961 roman
Oscar WILDE - le Portrait de Dorian Gray

Oscar WILDE - le Portrait de Dorian Gray

Le Portrait de Dorian Gray (The Picture of Dorian Gray) est un roman d'Oscar Wilde, publié en 1890 (révisé en 1891) et écrit dans le contexte de l'époque victorienne.
Oscar Wilde y inclut des thèmes relevant de l'esthétique tels que l'art, la beauté, la jeunesse, la morale, l'hédonisme, etc. Le roman est fantastique, mais aussi philosophique, et met en lumière la personnalité équivoque du dandy irlandais. C'est également l'unique roman de l'auteur dans toute sa carrière .


citations
«Dire qu'un livre est moral ou immoral n'a pas de sens, un livre est bien ou mal écrit c'est tout.»
«Définir, c'est limiter.»
«Il existe des péchés dont le souvenir, plus que l'accomplissement, fait le charme ; d'étranges triomphes qui flattent l'orgueil plus encore que la passion. »
«Le manque de sincérité est-il une chose si terrible ? C'est simplement une méthode qui nous permet de multiplier nos personnalités.»
«Si la vie réelle est un chaos, en revanche une terrible logique gouverne l'imagination.»
«On a le droit de juger un homme à l'influence qu'il exerce sur ses amis.»
«D'une joie même, le souvenir a son amertume, et le rappel d'un plaisir n'est jamais sans douleur.»
«Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leur pardonnent.»
«Chaque fois qu’on produit un effet, on se donne un ennemi. Il faut rester médiocre pour être populaire.»
«Je choisis mes amis pour leur bonne présentation, mes connaissances pour leur bon caractère et mes ennemis pour leur bonne intelligence. Un homme ne peut être trop soigneux dans le choix de ses ennemis.»
«Mieux vaut ne pas différer de ses compagnons.»
«S’il est au monde quelque chose de plus fâcheux que d’être quelqu’un dont on parle, c’est assurément d’être quelqu’un dont on ne parle pas.»
«C'est le mérite de la science, d'être exempte d'émotion.»
«On ne perd pas sans regret même ses pires habitudes ; ce sont peut-être celles qu'on regrette le plus. »
«Que de choses nous mettrions au rebut si nous ne craignions pas de les voir ramassées par autrui.»
«Il n’y a que les esprits légers pour ne pas juger sur les apparences. Le vrai mystère du monde est le visible, et non l’invisible.»
«Tout chemin aboutit au même point : la désillusion.»
«Tout portrait qu’on peint avec âme est un portrait non du modèle, mais de l’artiste.»
«Il y a certaine volupté à s'accuser soi-même. Dès que nous nous blâmons, il nous semble que personne d’autre n'a plus le droit de le faire.»
«Il n'est qu'une chose horrible en ce monde, un seul péché irrémissible, l'ennui.»
1891 roman
François WEYERGANS - Trois jours chez ma mère

François WEYERGANS - Trois jours chez ma mère

Prix Goncourt 2005

Nuit après nuit, un homme très perturbé se protège en évoquant son passé - tant de voyages, tant de rencontres amoureuses qui restent obsédantes. Sa mémoire lui donne le vertige. Ses souvenirs l'aideront-ils à aller mieux ? Il s'invente une série de doubles qui mènent une vie sentimentale tout aussi agitée que la sienne. Il pourrait aller rendre visite à sa mère. Elle vit seule en Provence et aura bientôt quatre-vingt-dix ans. Il a d'abord un travail à finir. Sa mère lui déclare : 'Au lieu d'envoyer des fax à ta dizaine d'amoureuses, tu devrais publier un livre, sinon les gens vont croire que tu es mort.'


2005 roman
Delphine de VIGAN - rien ne s'oppose à la nuit

Delphine de VIGAN - rien ne s'oppose à la nuit

"Ma mère était bleue, d'un bleu pâle mêlé de cendres, les mains étrangement plus foncées que le visage, lorsque je l'ai trouvée chez elle, ce matin de janvier. Les mains comme tachées d'encre, au pli des phalanges.
Ma mère était morte depuis plusieurs jours. ... "

L'auteur du best-seller No et moi (400 000 exemplaires vendus, prix des Libraires 2008) est familière d'une certaine veine autobiographique, comme en témoignent son premier roman, Jours sans faim (2001), sur l'anorexie, mais aussi son plus récent, Les heures souterraines (2009), où elle s'inspirait de son expérience de cadre dans un bureau d'études. Avec Rien ne s'oppose à la nuit, joli titre inspiré de la chanson de Bashung Osez Joséphine, Delphine de Vigan, quarante-cinq ans, va encore plus loin : même s'il est qualifié de "roman", ce sixième livre évoque ouvertement sa mère dont la mort, en 2008, à l'âge de soixante et un ans, l'a incitée à écrire sur elle. Pas tout de suite, certes. Mais finalement en profondeur. Convoquant les témoignages des uns et des autres, collectant les documents et les photos, les traces de toutes sortes, Delphine de Vigan retrace en détail la destinée de cette jolie Lucile, née en 1946, troisième enfant d'une fratrie de neuf - dont trois mourront en bas âge. Dans cette enquête poignante au coeur de la mémoire familiale, la romancière fait resurgir les souvenirs les plus lumineux comme les secrets les plus enfouis. Un récit sensible et fascinant, qui fait écho aux blessures de chacun...
L'Express 6/8/2011
2011 roman
Jean VAUTRIN - Un grand pas vers le Bon Dieu

Jean VAUTRIN - Un grand pas vers le Bon Dieu

Prix Goncourt 1989

Cette fresque romanesque retrace l'existence de trois générations de 'cajuns', ces pionniers ayant quitté la France pour s'installer en Louisiane. Ces personnages sont forts, libres, excessifs : Edius Raquin, pionnier opiniâtre, Bazelle sa femme et Azeline sa fille. Puis son futur gendre, Farouche Ferraille Crowley, l'outlaw. Et encore Palestine Northwood, le marin de Nantucket, et beaucoup d'autres, dont la saga, commencée au fond des bayous, s'achève à La Nouvelle-Orléans sur la naissance du jazz. La prose de l'auteur est imitée du créole.

Jean Vautrin, alias Jean Herman fait ses études à Paris à L'IDHEC (Institut des Hautes Études Cinématographiques). Lecteur de littérature française à l'université de Bombay, puis reporter et dessinateur humoristique pour 'L' illustrated weekly', il devient assistant du cinéaste Rossellini en Inde avant de faire son service militaire au service Cinéma des armées. Démobilisé, il devient l'assistant de Minelli et de Rivette. Après avoir réalisé une trentaine de courts métrages et de films pour la télé, il met en scène son premier long métrage, d'après Raimond Queneau, avec Danielle Darieux : 'Le dimanche de la vie' (Prix Marylin Monroe). Suivent cinq longs métrages dont 'Adieu l'ami', avec Alain Delon et Charles Bronson. À partir de 1971 Herman et Vautrin coexistent. Le premier, comme scénariste dialoguiste (plus de neuf scénarios dont Garde à vue, César du meilleur scénario 1981), le second, comme romancier et nouvelliste renommé dont les œuvres ont été maintes fois portées à l'écran et récompensées de nombreux prix. C'est en 1999 qu'il écrit 'Le cri du peuple' adapté aujourd' hui en Bandes Dessinées par Jacques Tardi.
(evene.fr)
1989 roman
Marc TWAIN - les aventures d'Huckleberry Finn

Marc TWAIN - les aventures d'Huckleberry Finn

Les Aventures de Huckleberry Finn est un roman considéré comme un des premiers grands romans américains. Ce roman de Mark Twain est aussi connu pour être un des premiers romans américains à introduire le réalisme flaubertien "couleur locale".
Publié pour la première fois en 1884, il s'agit d'un roman à la première personne où le personnage éponyme Huckleberry « Huck » Finn, le meilleur ami de Tom Sawyer (autre héros des livres de Mark Twain) nous raconte ses aventures.
Son jeune héros, caractérisé par son innocence, nous décrit ainsi les mœurs et les paysages qu'il découvre le long du Mississippi : il reste célèbre pour son approche naïve des différentes personnalités qui l'entourent, ainsi qu'à l'égard du racisme de l'époque. Le voyage entrepris par Huck et son ami Jim, un esclave en fuite, sur le Mississippi à bord d'un radeau de fortune est probablement une des plus fortes allégories de la liberté par la fuite de toute la littérature américaine.
Ce roman, très populaire auprès du jeune public dès sa parution, n'a cessé d'être le sujet de nombreuses critiques littéraires. Bien que la société dont il fait la satire remonte à un quart de siècle avant sa publication, il a provoqué, et continue de le faire, de nombreuses controverses.
Le 15 janvier 2007, le Time classait le roman cinquième meilleur livre de tous les temps
1884 roman
Fréderick TRISTAN - Les Egarés

Fréderick TRISTAN - Les Egarés

« L'idiotie constituée est plus forte et plus féroce que la grâce - mais c'est la grâce qui nous aime et que nous aimons parce que c'est elle et elle seule qui nous fait hommes".

Prix Goncourt 1983

Un homme jeune et intelligent, Jonathan Varlet, cherche à se définir une identité propre au sein d'un monde instable. Abandonné alors qu'il était enfant, il tentera tout d'abord de créer un personnage à la mesure de son ambition en signant l'oeuvre d'un ami consentant, l'écrivain Pumpermaker. Son charisme lui permettra d'obtenir le Prix Nobel. Mais un esprit en quête de soi n'est pas assouvi par un succès fondé sur la fiction. C'est en s'engageant personnellement contre le régime hitlérien et dans les rangs républicains pendant la Guerre d'Espagne qu'il trouvera sa voix et sa condition d'être mortel. L'auteur définit son oeuvre comme 'l' évolution d'une conscience moderne en proie à l'effondrement de certaines valeurs et au terrible surgissement d'un nouveau monde.'
(evene.fr)
1983 roman