Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
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AUGUSTIN dHippone - Confessions (essai philosophique)

AUGUSTIN dHippone - Confessions (essai philosophique)

L'esprit commande le corps et le corps obéit. L'esprit se commande à lui-même et trouve de la résistance.

Nul ne fait bien une action, quoique bonne, s'il ne la fait volontairement.

Augustin d’Hippone (latin : Aurelius Augustinus), ou Saint Augustin, né dans le municipe de Thagaste (actuelle Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 et mort le 28 août 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie), est un philosophe et théologien chrétien de l’Antiquité tardive, évêque d’Hippone, et un écrivain latino-berbère romano-africain, né d’un père romano-africain (africain romanisé) citoyen romain et d’une mère berbère chrétienne non romanisée, sainte Monique.
Il est l’un des quatre Pères de l'Église latine (avec saint Ambroise, saint Jérôme et Grégoire Ier) et l’un des 35 docteurs de l’Église. En tant que philosophe, on le considère comme un platonicien chrétien.
Augustin est le seul Père de l’Église dont les œuvres et la doctrine aient donné naissance à un système de pensée : l’augustinisme. Son influence est marquée depuis le Haut Moyen Âge jusqu’à la plupart des théologiens chrétiens contemporains… Elle a influencé toute l’histoire de l’Église médiévale, puis alimenté les débats lors de la Réforme protestante, puis encore le jansénisme. Les débats suscités par l’interprétation de l’augustinisme ont contribué aux conceptions modernes de la liberté et de la nature humaine, de la foi et de la raison, mais aussi à la réflexion sur la nature du langage et à son apprentissage par les enfants.
0397
AVERROES - Manahidj (essai philosophique)

AVERROES - Manahidj (essai philosophique)

Les preuves de l'existence du créateur se réduisent à deux genres : la preuve tirée de la providence et la preuve tirée de la création.

Il existe des conceptions vulgaires tout à fait suffisantes pour la vie pratique ; elles doivent même être la nourriture des hommes. Elles ne suffisent cependant pas à l'intelligence. (Extrait de "Physique")

L'aveugle se détourne de la fosse où le clairvoyant se laisse tomber.


Né à Cordoue en Espagne en 1126 dans une famille de juristes, Ibn Rochd est vite initié. Il passa sa jeunesse à étudier la physique, la médecine, l'astrologie, la philosophie et les mathématiques.

Contemporain et élève d'Ibn Tufail (connu en occident sous le nom Abubacer) qui l'imprégna de sa pensée, il devient rapidement magistrat influent et médecin attitré du calife El Mansour. Grâce à cette fonction, il échappa au début de sa carrière aux ennuis que lui valent ses partis pris philosophiques.

Il rédige un traité de médecine en latin [Colliget], qui lui apporte la notoriété. Mais ce sont ses commentaires sur Aristote qui le rendront célèbre. Il consacre alors toute sa vie à l'œuvre du philosophe grec. Il considérait l'aristotélisme comme la base du savoir, la doctrine dont les principes ne pouvaient être remis en question, quelles que fussent les découvertes ultérieures. Dans la ligne de son maître grec, Averroès postulait l'existence de Dieu qu'il considérait comme premier moteur du monde et fondement de la loi morale.
Sa réflexion le conduit à séparer radicalement raison et foi. . .

Ces doctrines philosophiques soulèveront des débats passionnés dans le monde musulman puis chrétien et trouveront presque autant de disciples que d'opposants. La tendance à séparer la raison et la foi comme relevant de deux ordres de vérité distincts risquait de ruiner les efforts de ceux qui voulaient au contraire concilier, à travers Aristote, le savoir profane et la foi révélée. Les principes d'Ibn Rochd, considérés comme dangereux, seront
condamnés en son temps par la religion musulmane qui lui reproche de déformer les préceptes de la foi. L'église ne tarda pas d'emboîter le pas à l'Islam et le condamna à son tour en 1240, puis en 1513.

C'est dire l'influence considérable de la pensée du philosophe arabe en Occident, notamment dans les écoles médiévales.
1126
Ibn Sina dit AVICENNE - livre des lois médicales

Ibn Sina dit AVICENNE - livre des lois médicales

al-Husayn ibn ‘Abd Allāh, connu sous le nom de Avicenne (forme latinisée), était un philosophe, un écrivain, un médecin et un scientifique iranien. Il s\'intéressa à de nombreuses sciences, notamment l\'astronomie, l\'alchimie, la chimie et la psychologie. Il naquit le 7 août 980 à Afshéna, près de Boukhara, faisant partie de la province de Khorasan, en Perse, actuellement en Ouzbékistan, et mourut à Hamadan, en Iran, en juin 10371 .
Ses disciples l\'appelaient Cheikh el-Raïs, prince des savants, le plus grand des médecins, le Maître par excellence, le troisième Maître (après Aristote et Al-Farabi).

Avicenne, fin lettré, fut le traducteur des œuvres d’Hippocrate et de Galien, et porta un soin particulier à l\'étude d\'Aristote. Il s\'inscrit dans un mouvement général qui vit les philosophes de culture islamique découvrir la culture grecque auprès de l\'Empire Byzantin, comme en partie l\'Europe Occidentale où beaucoup de manuscrits grecs et romains étaient surtout connus par les copistes des monastères.
Avicenne était proche du chiisme ismaélien, le courant auquel appartenaient son père et son frère ; ainsi son autobiographie rapporte-t-elle leurs efforts pour entraîner son adhésion à la dawat ismaélienne. Toutefois, Avicenne appartenait au chiisme duodécimain.
Son appartenance ou non à l\'ismaélisme est donc controversée, et reste un débat actuel, portant sur l\'influence de cette branche de l\'islam. L\'ismaélisme comprend d\'importantes personnalités, telles que Abu Yaqoub Sejestani (xe siècle), Abu Hatim al Razi (mort en 933), Hamid Kermani (vers 1017), ou Nasir e Khosraw (entre 1072 et 1077) dont le travail a fortement influencé la pensée dans l\'Islam. Ainsi, la théorie des Dix Intelligences (voir plus bas), amorcée chez al-Farabi apparaît chez Hamid Kermani avant qu\'Avicenne ne se l\'approprie.

Le dessein personnel du philosophe trouve son achèvement dans la philosophie orientale (hikmat mashriqiya), qui prit la forme de la compilation de vingt-huit mille questions. Cette œuvre disparut lors du sac d’Ispahan (1034), et il n\'en subsiste que quelques fragments.
Pendant plusieurs siècles, jusqu\'au xviie siècle, son Qanûn constitue le fondement de l\'enseignement en Europe où il détrône Galien, aussi bien qu\'en Asie.
On lui doit l\'usage de la casse, de la rhubarbe, du tamarin, du myrobatan, etc.

Le Kitab Al Qanûn fi Al-Tibb (« livre des lois médicales »), composé de 5 livres, est l\'œuvre médicale majeure d\'Avicenne.

Son Canon rencontra un grand succès, qui éclipsa les travaux antérieurs de Rhazès (850 - 926), d\'Haly-Abbas (930 - 994) et d\'Abu Al-Qasim (936 - 1013) et même ceux d\'Ibn-Al-Nafis (1210 - 1288) qui lui sont postérieurs. Les croisés du XIIe au xviie siècle ramenèrent en Europe Le Canon de la Médecine, qui influença la pratique et l\'enseignement de la médecine occidentale.
1030 essai
Sainte Therese d Avila - autobiographie

Sainte Therese d Avila - autobiographie

J'ai reçu l'ordre d'écrire ma manière d'oraison et les grâces dont le Seigneur m'a favorisée; on me laisse en même temps pleine liberté d'entrer dans les plus grands détails. J'aurais cependant voulu être également libre de révéler, dans tout leur jour, mes grands péchés et les infidélités de ma vie. Mon âme en eût éprouvé une joie bien vive!

Un texte puissant, direct, une mystique surgie de la vie elle-meme, l'oeuvre et la vie d'une femme, l'audace et la hardiesse de l'aventure
(B.Pivot, la Biblioteque ideale)


1542 recit autobiographique
Marcel AYME - le passe-muraille

Marcel AYME - le passe-muraille

Le Passe-muraille est une nouvelle de Marcel Aymé publiée en 1943. Elle met en scène « un excellent homme nommé Dutilleul qui possédait le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Il portait un binocle, une petite barbiche noire, et il était employé de troisième classe au ministère de l'Enregistrement. »
Type même du petit bonhomme falot, gris invisible, Monsieur Dutilleul va connaître des aventures parfaitement ahurissantes, découvrir l'amour et perdre son exceptionnel don pour se retrouver prisonnier du mur. Il n'aura que le peintre Eugène Paul et sa guitare pour le consoler de sa solitude. Illustré par le peintre Jean Joyet.
L'action se déroule rue Norvins, à Montmartre, dans le 18e arrondissement, là où habitait Marcel Aymé. La place Marcel-Aymé, située à l'extrémité de cette rue, abrite une statue réalisée par Jean Marais, représentant le personnage emprisonné dans un mur.
1943 nouvelle
Honoré de BALZAC - la Comedie humaine

Honoré de BALZAC - la Comedie humaine

"L’idée première de La Comédie humaine fut d’abord chez moi comme un rêve, comme un de ces projets impossibles que l’on caresse et qu’on laisse s’envoler ; une chimère qui sourit, qui montre son visage de femme et qui déploie aussitôt ses ailes en remontant dans un ciel fantastique. Mais la chimère, comme beaucoup de chimères, se change en réalité, elle a ses commandements et sa tyrannie auxquels il faut céder.
Cette idée vint d’une comparaison entre l’Humanité et l’Animalité"
Honoré de Balzac

«Le hasard est le plus grand romancier du monde ; pour être fécond, il n'y a qu'à l'étudier.»
Extrait de La comédie humaine

«La passion est toute l'humanité. Sans elle, la religion, l'histoire, le roman, l'art seraient inutiles.»
Extrait de La comédie humaine

L’ambition de l’auteur était de décrire de façon quasi exhaustive la société qui l’entourait, construisant ainsi un édifice qui pourrait « faire concurrence à l’état civil5 ». Il voulait enfermer toute son époque dans sa Comédie humaine. Toutefois, en 1837, le titre qu’il envisage pour son œuvre est Études sociales, qui deviendra La Comédie humaine en 1842, en référence à La Divine Comédie de Dante

La Comédie humaine est un ensemble d’ouvrages de 137 œuvres comprenant 95 romans, nouvelles, essais1 réalistes, fantastiques, ou philosophiques, mais aussi des contes, des essais, et 25 œuvres ébauchées, regroupées sous le titre Ébauches rattachées à la Comédie humaine2, ainsi que 8 romans de jeunesse écrits entre 1822 et 1825 sous divers pseudonymes, reniés par leur auteur, mais réédités dans les volumes I et II des Œuvres diverses3 où l'on trouve les germes et les thèmes des œuvres de la Comédie humaine, Falthurne étant considéré comme la base de Séraphîta4.
Les textes sont classés par milieux sociaux, par lieux géographiques, ou par catégories psychologiques (Scènes de la vie privée, Scènes de la vie de province) réunis dans des ensembles génériques (Études de mœurs, Études philosophiques, Études analytiques). L’écriture de l’ensemble s’échelonne de 1829, avec les Chouans, à 1850, avec les ouvrages inachevés à sa mort et complétés par Charles Rabou : le Député d'Arcis (1854), les Petits bourgeois de Paris, (1856), le Comte de Sallenauve, (1856), et aussi les Paysans publié en 1854 par sa veuve, Évelyne Hanska.
1825
Roland BARTHES - le degré zero de l'écriture

Roland BARTHES - le degré zero de l'écriture

L'expression qui donne son titre à l'ouvrage se réfère à une théorie linguistique selon laquelle une opposition signifiante peut être « neutralisée » par un troisième terme appelé « degré zéro ». Barthes utilise métaphoriquement cette théorie : il y voit la possibilité de déjouer les assignations fixées par un code. Il donnera à cet usage d'un terme « neutre », tout au cours de son œuvre, des développements considérables.
La métaphore linguistique éclaire une pratique romanesque dont l'exemple privilégié est L'Étranger d'Albert Camus : « La nouvelle écriture neutre se place au milieu de ces cris et de ces jugements, sans participer à aucun d'eux ; elle est faite précisément de leur absence. » Si Barthes prend position dans la situation idéologique et esthétique de son temps, il affiche aussi une ambition plus large. Son ouvrage vise à réécrire l'histoire de la littérature comme une histoire des « formes de l'écriture ». Il commence par poser deux réalités stables : la « langue », collective et archaïque ; et le « style », individuel et quasi physiologique. L'écrivain ne fait le choix que des marques supplémentaires qu'il leur ajoute, et qui témoignent de son insertion dans l'Histoire et dans la société.

Le Degré zéro de l'écriture est le premier livre de Roland Barthes. Auparavant, il a écrit quelques articles, notamment un portant le même titre (1947)1, mais dont il ne reprend presque rien d'autre en 1953.

essai (france)
1953 essai
BASHO - le Haiku selon Basho

BASHO - le Haiku selon Basho

Les herbes se couvrent
d'automne
Je m'assieds

Sur une branche morte
Repose un corbeau :
Soir d'automne !

Une rafale de vent
puis les feuilles
se reposent

Ce chemin
personne ne le prend
que le couchant d'automne

Matsuo Bashô (1644-1694)

Le halo de la lune
n'est-ce pas le parfum des fleurs de prunier
monté là-haut ?

Buson Yosa (1716-1784)

Bashō Matsuo (松尾 芭蕉, Matsuo Bashō?), plus connu sous son seul prénom de plume Bashō (芭蕉?, signifiant « Le Bananier »), est un poète japonais du XVIIe siècle (début de la période Edo). De son vrai nom Kinsaku Matsuo (enfant) puis Munefusa Matsuo (adulte), il est né en 1644 à Iga-Ueno et mort le 28 novembre 1694 à ÅŒsaka. Il est considéré comme l'un des quatre maîtres classiques du haïku japonais (Bashō, Buson, Issa, Shiki).
Auteur d'environ 2 000 haïkus, Bashō rompt avec les formes de comique vulgaire du haïkaï-renga du XVIe de Sōkan en proposant un type de baroque qui fonde le genre au XVIIe en détournant ses conventions de base1 pour en faire une poésie plus subtile qui crée l'émotion par ce que suggère le contraste ambigu ou spectaculaire d'élements naturels simples opposés ou juxtaposés.

Le haïku (俳句, haiku?), terme créé par le poète et théoricien Shiki Masaoka (1867-1902), est une forme poétique très codifiée d'origine japonaise, à forte composante symbolique, et dont la paternité, dans son esprit actuel, est attribuée au poète Bashō Matsuo (1644-1694). Le haïku tire son origine du tanka (ou waka) de 31 mores (un découpage des sons plus fin que les syllabes) composé d'un hokku de 17 mores et un verset de 14 mores. Bashō Matsuo isola les modules et ne conserva que celui de 17 mores, qu'on appelait le hokku ou le haïkaï.
Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses. Encore appelé haïkaï (d'après le haïkaï no renga ou haïkaï-renga, forme antérieure plus triviale développée par Sōkan au XVIe siècle) ou hokku (son nom d'origine), ce poème comporte traditionnellement 17 mores en trois segments 5-7-5, et est calligraphié sur une seule ligne verticale. Le haïku doit donner une notion de saison (le kigo) et doit comporter une césure (le kireji). Si le haïku n'indique ni saison, ni moment particulier, on l'appellera un moki.
Les haïkus ne sont connus en Occident que depuis le tout début du xxe siècle. Les écrivains occidentaux ont alors tenté de s'inspirer de cette forme de poésie brève. La plupart du temps, ils ont choisi de transposer le haïku japonais, qui s'écrivait sur une seule colonne sous la forme d'un tercet de 3 vers de 5, 7 et 5 syllabes pour les haïkus occidentaux. Quand on compose un haïku en français, on remplace en général les mores par des syllabes ; cependant, une syllabe française peut contenir jusqu'à trois mores, ce qui engendre des poèmes irréguliers.
La personne écrivant des haïkus est appelé haijin (俳人?), ou parfois également « haïdjin » ou « haïkiste ».
1644 poesie
Charles BAUDELAIRE - les Fleurs du mal

Charles BAUDELAIRE - les Fleurs du mal

«Faut-il partir ? Rester ? Si tu peux rester, reste ; Pars, s’il le faut.»
«C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre.»
«Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.»
«Nous avons dit souvent d'impérissables choses.»
«C’est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !»

Charles Baudelaire , Les Fleurs du mal

Ce recueil de 100 poèmes a été publié le 25 juin 1857 à Paris chez Poulet-Malassis. Ces poèmes sont répartis en 5 sections comportant respectivement 77, 12, 3, 5 et 3 poèmes. Ils sont précédés d'une dédicace à Gautier et du poème au lecteur.
Les 5 sections initiales sont : Spleen et Idéal, Le Vin, Fleurs du Mal, Révolte et La Mort.
Une seconde édition augmentée de 35 poèmes nouveaux (et d'une section inédite : Tableaux parisiens) est publiée en 1861. L'édition définitive des Fleurs du Mal a été publiée en 1868, après la mort de Charles Baudelaire (1821-1867).
Ce recueil est mal accueilli, par la critique. Seuls quelques-uns, dont son ami Barbey d’Aurevilly, défendent la poésie de Charles Baudelaire. Le 5 juillet 1857 parait un violent article du Figaro, qui tout à la fois assure une grande notoriété au poète et le conduit devant les tribunaux.

En août 1857, six mois après le procès de Madame Bovary (pour des chefs d'inculpation similaires: immoralité et obscénité), Baudelaire est condamné ( Flaubert ne l'avait pas été) pour "offense à la morale publique, ... la morale religieuse et aux bonnes mœurs". Il est condamné à 300 francs d'amende et à la suppression de six poèmes. Ces 6 poèmes seront publiés à nouveau, en 1864, en Belgique dans le Parnasse satyrique du dix-neuvième siècle.
Baudelaire a apporté un soin particulier à la disposition de son recueil. Les Fleurs du Mal ne sont pas une succession de poèmes qui prennent place au fur et mesure de l’inspiration de l’auteur. Baudelaire les a disposés suivant un itinéraire bien précis. Il est d'ailleurs une lettre célèbre adressée en 1861 par Baudelaire à Vigny : " le seul éloge que je sollicite pour ce livre est qu'on reconnaisse qu'il n'est pas un pur album et qu'il a un commencement et une fin."
1857 poesie
Simone de BEAUVOIR - le deuxieme sexe

Simone de BEAUVOIR - le deuxieme sexe

Le Deuxième Sexe est un essai existentialiste et féministe, paru en 1949, l’année des 41 ans de son auteur, Simone de Beauvoir. Cet essai, divisé en deux tomes, est considéré comme l’œuvre majeure de la philosophe. L’angle d’attaque choisi par Simone de Beauvoir est celui de l’existentialisme. Ainsi, son essai n’est pas un simple constat sur la situation des femmes après la Seconde Guerre mondiale ; c’est une œuvre à teneur philosophique, riche de références littéraires, historiques, sociologiques, biologiques et médicales. Le credo qui paraît en filigrane tout au long des pages est bien qu’aucune femme n’a de destin tout tracé. Simone de Beauvoir, excluant tout déterminisme chez l’humain, s’intéresse donc autant à l’infériorisation de la femme en tant que fait, qu’à ses causes, qui ne sauraient venir de quelque ordre naturel. L’existentialisme implique aussi l’entière responsabilité humaine : ainsi, Beauvoir incrimine presque autant les femmes, dont elle dénonce la passivité, la soumission et le manque d’ambition, que les hommes, qu’elle accuse de sexisme, de lâcheté et parfois de cruauté. Elle estime en conséquence que l’émancipation féminine réussira grâce à la volonté solidaire des hommes et des femmes. Selon elle, les deux grands faits qui permettraient à la femme de s’émanciper sont le contrôle des naissances et l’accès au monde du travail. Le Deuxième Sexe s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde, traduit dans de nombreuses langues. Il reste à ce jour la référence de la philosophie féministe.
1949 essai