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Henry JAMES - les Ambassadeurs

Henry JAMES - les Ambassadeurs

Les Ambassadeurs (1903) est, avec les Ailes de la colombe et la Coupe d’or, un des trois grands romans de Henry James : toute l’affaire se résume à la déclaration irrépressible de Lambert Strether au petit Bilham, un dimanche après-midi, dans le jardin de Gloriani, et à la franchise avec laquelle il cède, pour l’instruction de son jeune ami, à la charmante exhortation de ce moment de crise. L’idée de cette histoire réside en réalité dans le fait même qu’il ait pu ressentir comme un moment de crise une circonstance aussi exceptionnellement agréable, et qu’il ait de la peine à l’exprimer pour nous aussi clairement que nous pourrions le désirer.» Difficile après cela pour le lecteur d’imaginer qu’il va se retrouver dans un des plus émouvants romans de James et, surtout, dans un des plus passionnants, dont on tourne les pages dans l’espoir d’arriver à la résolution de l’intrigue qui réglera tout on ne sait comment et qui règle en définitive une question éthique.
<br>Les Ambassadeurs est un chef-d’œuvre que l’auteur ne sait vendre qu’avec ses arguments à soi, c’est-à-dire pratiques et théoriques à la fois (comment lui est venue l’idée du livre et comment il la réalisa). La leçon que le lecteur doit en tirer est «que le Roman demeure encore, mené par une juste conviction, la plus indépendante, la plus élastique, la plus prodigieuse des formes littéraires».
1903 roman
Alfred JARRY - Ubu roi

Alfred JARRY - Ubu roi

"La liberté, c'est de n'arriver jamais à l'heure. "

Le père Ubu assassine le roi Venceslas de Pologne, et il prend le pouvoir ; il fait tuer les nobles et ceux qui l’ont aidé à faire son coup d’État. Père Ubu est tout au long de l’œuvre mené en bateau par sa femme, qui va lui voler son argent, l’obligeant à la fin de la pièce à fuir le pays avec ses généraux.

Le personnage d'Ubu est inspiré de monsieur Hébert, professeur de physique au lycée de Rennes où Alfred Jarry a étudié. Il représentait pour ses élèves l'incarnation même du grotesque. Les aventures du « père Hébert », comme il était surnommé, faisaient l'objet de farces écrites par les lycéens, qui multipliaient les déclinaisons portant à l'andouille. Tous les doubles sens sémantiques devenaient possibles.

Ubu roi est une pièce de théâtre d'Alfred Jarry appartenant au cycle d'Ubu, publiée le 25 avril 1896 dans Le livre d'Art (revue de Paul Fort) et représentée pour la première fois le 10 décembre 1896. Il s'agit de la première pièce du cycle d’Ubu. Son nom pourrait être inspiré de celui de la tragédie de Sophocle, Œdipe Roi [réf. nécessaire].

Cette pièce est considérée comme précurseur du mouvement surréaliste et du théâtre de l'absurde. Jarry y mêle provocation, absurde, satire, parodie et humour gras.
1888 theatre
Tahar Ben JELLOUN - la Nuit sacrée

Tahar Ben JELLOUN - la Nuit sacrée

Prix Goncourt 1987
Dans L'Enfant de sable, Tahar Ben Jelloun contait l'histoire d'Ahmed, inspirée d'un fait réel. Ahmed est une petite fille élevée comme un garçon pour sauver l'honneur de son père, qui ne parvenait pas à avoir d'héritier mâle.
La nuit sacrée reprend le personnage d'Ahmed, qui cette fois est le (la) narrateur. Elle raconte sa vie d'adulte, son long chemin vers l'oubli de toutes ses souffrances et sa quête d'identité, avec poésie et sensibilité.


'La nuit sacrée' est le récit d'une quête d'identité sexuelle et sociale, et une réflexion sur la marginalité. Ahmed devenu vieux (ou vieille) prend à son tour la parole et livre sa propre version des événements - la vraie ? -, son autobiographie en somme. Le récit, comme emboîté dans le précédent, peut cependant se lire isolément.
1987 roman
Alexis JENNI - l'Art français de la guerre

Alexis JENNI - l'Art français de la guerre

«J'allais mal ; tout va mal ; j'attendais la fin. Quand j'ai rencontré Victorien Salagnon, il ne pouvait être pire, il l'avait faite la guerre de vingt ans qui nous obsède, qui n'arrive pas à finir, il avait parcouru le monde avec sa bande armée, il devait avoir du sang jusqu'aux coudes. Mais il m'a appris à peindre. Il devait être le seul peintre de toute l'armée coloniale, mais là-bas on ne faisait pas attention à ces détails. Il m'apprit à peindre, et en échange je lui écrivis son histoire. Il dit, et je pus montrer, et je vis le fleuve de sang qui traverse ma ville si paisible, je vis l'art français de la guerre qui ne change pas, et je vis l'émeute qui vient toujours pour les mêmes raisons, des raisons françaises qui ne changent pas. Victorien Salagnon me rendit le temps tout entier, à travers la guerre qui hante notre langue.»
Alexis Jenni.

C'est un premier roman qui remporte en 2011 le Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français, celui d'Alexis Jenni pour L'Art français de la guerre (Gallimard), fascinante fresque entre Indochine et Algérie qui questionne l'héritage des guerres coloniales.
Alexis Jenni l'avoue humblement, il se considérait jusqu'ici comme "un écrivain du dimanche". Cet agrégé de biologie n'a pourtant jamais cessé d'écrire depuis vingt ans, mais "de petites choses" restées dans ses tiroirs ou qui n'ont pas marché.

Il s'attelle voilà cinq ans à ce livre, récit d'aventure et réflexion sur l'héritage des conflits coloniaux. Son épopée entre Indochine et Algérie achevée, il envoie son manuscrit de près de 700 pages, par la poste, à un seul éditeur, Gallimard, dont c'est le centenaire et qui flaire aussitôt la révélation de la rentrée. La plupart des critiques sont aussi conquis, et les éloges pleuvent depuis la sortie du livre sur cet amoureux de cinéma, de bandes dessinées et de botanique, qui tient un blog dessiné, Voyages pas très loin.

Loin des premiers romans souvent nombrilistes, L'Art français de la guerre, au style classique, épique, parfois un peu grandiloquent, est un chant inspiré, baigné de sang et de combats, une méditation sur l'identité nationale et ces vingt ans de guerres coloniales qui marquent encore les esprits aujourd'hui. Le roman, très lisible mais exigeant, a déjà été vendu à plus de 56 000 exemplaires. Il devrait bientôt faire beaucoup mieux : un Goncourt se vend en moyenne à 400 000 exemplaires.
2011 epopee
Marcel JOUHANDEAU - Chronique d'une passion

Marcel JOUHANDEAU - Chronique d'une passion

A partir de la fin des années 1930, Marcel Jouhandeau (1888-1979) dévoile de plus en plus ouvertement son homosexualité dans ses livres. Dans ses premières œuvres, l’évocation de son amour des garçons et du conflit moral associé est extrêmement allusive. Il faut attendre De l'Abjection, paru anonymement en 1938, pour qu'il aborde clairement le sujet, dans une réflexion essentiellement morale. Alors même qu'il fait le service de presse de cet ouvrage, il rencontre en avril 1939 (certains disent en 1938) Jacques Stettiner dont il tombe passionnément amoureux. Ce jeune peintre né en 1904, fils d'un antiquaire parisien, s'introduit de plus en plus dans la vie du couple Jouhandeau jusqu'à provoquer la haine d'Elise, la femme de Marcel Jouhandeau. Le 12 juillet 1939, prise d'une rage subite, elle court à l'appartement de Jacques Stettiner pour l’assassiner à coups de couteaux.
1944 roman
James JOYCE - Ulysse

James JOYCE - Ulysse

L'action d'Ulysse se passe en un jour, à Dublin, le 16 juin 1904. Le personnage d'Ulysse est un petit employé juif, Leopold Bloom. Stephen Dedalus, jeune irlandais poète, est Télémaque. Marion, femme de Bloom et qui le trompe, est Pénélope. Rien n'arrive d'extraordinaire au cours de cette journée. Bloom et Dedalus errent dans la ville, vaquant à leurs affaires, et se retrouvent le soir dans un bordel. Chaque épisode correspond pourtant à un épisode de 'L' Odyssée' d'Homère. Mais la parodie débouche sur une mise en cause du monde moderne. Joyce exprime l'universel par le particulier. Bloom, Dedalus, Marion sont des archétypes. Toute la vie, la naissance et la mort, la recherche du père, celle du fils (Bloom a perdu un fils jeune), tout est contenu en un seul jour.

citations
«L'instinct, c'est comme cet oiseau qui mourait de soif et qui a pu boire l'eau de la cruche en jetant des cailloux dedans.»
[ James Joyce ] - Extrait de Ulysse

«C'est décourageant le sable. Rien n'y pousse. Tout s'y efface.»
[ James Joyce ] - Extrait de Ulysse

«Le sentimental est celui qui voudrait le profit sans assumer la dette accablante de la reconnaissance.»
[ James Joyce ] - Extrait de Ulysse

«Ce qui importe par-dessus tout dans une oeuvre d'art, c'est la profondeur vitale de laquelle elle a pu jaillir.»
[ James Joyce ] - Extrait de Ulysse

«Le fromage fait tout digérer, sauf lui-même.»
[ James Joyce ] - Extrait de Ulysse
1922 roman
Tony JUDT - Apres-guerre, une histoire de l'Europe depuis 1945

Tony JUDT - Apres-guerre, une histoire de l'Europe depuis 1945

Prix du Livre europeen 2008

Couronné par le prix du livre européen depuis 2008, cet ouvrage de l’historien britannique Tony Judt retrace l’histoire du continent européen de la fin de la Seconde Guerre mondiale à l’adhésion des anciens pays du bloc communiste à l’Union européenne en 2004. Plus qu’un manuel d’histoire, cet ouvrage se veut avant tout une fresque recouvrant tous les évènements marquants de l’histoire européenne. Cette impression est renforcée par le style simple mais vif de l’auteur. Cette synthèse claire, et particulièrement érudite, intègre aussi bien l’histoire des pays d’Europe occidentale que ceux de l’Europe de l’Est et rompt aussi avec le tropisme qui consiste à réduire l’histoire de l’Europe au rôle joué par les plus grands États. En effet, elle offre par exemple d’importants développements sur les pays scandinaves ou du Benelux, dépassant les perceptions nationales qui perdurent encore dans les historiographies européennes. Dans sa démonstration, l’auteur englobe toutes les dimensions qu’elles soient politiques, militaires, sociales ou culturelles et nous donne un exemple d’histoire totale, illustrée par exemple de passages sur le cinéma ou la musique. Aussi, l’ombre de la Seconde Guerre mondiale est particulièrement prégnante durant tout l’ouvrage. La description de l’Europe de l’immédiat après-guerre est particulièrement saisissante, notamment les développements consacrés aux pays d’Europe orientale et à l’Allemagne. Selon Tony Judt, les fils conducteurs sur lesquels s’est construite l’Europe sont le communisme, la Shoah, à laquelle l’épilogue du livre est consacré, et le rapport aux États-Unis. La construction européenne étant l’une de leurs conséquences, même si elle reste peu abordée, mis à part dans la dernière partie de l’ouvrage. À travers cet ouvrage qui se rapproche de l’essai, Tony Judt nous livre une synthèse argumentée et lumineuse et son étude constitue sans discussion une référence pour qui s’intéresse à l’histoire européenne.

(Référence électronique de l'article:
Alain Marzona , « Tony Judt, Après-guerre, une histoire de l’Europe depuis 1945 », Revue historique des armées , 258 | 2010 , [En ligne], mis en ligne le 26 février 2010. URL : http://rha.revues.org/index6957.html.)


Né en 1948, à Londres, au sein d’une famille juive originaire d’Europe centrale, il s’est engagé dès l’adolescence dans le mouvement sioniste. Il participera à la guerre des 6 jours comme réserviste dans l’armée israélienne, puis prendra ses distances avec le sionisme. Etudiant à Cambridge, puis à l’Ecole Normale Supérieure à Paris, il écrira plusieurs ouvrages sur la gauche française.
Son œuvre majeure reste « Après-guerre, une histoire de l’Europe depuis 1945 » (Armand Colin, 2007, Hachette-Pluriel, 2009), remarquable analyse où Tony Judt nous convie à une étude fine et éclairée des principales évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles, à l’échelle du continent ou du pays, une sorte de biographie d’un continent qui
s’efforce après un passé dramatique, de se reconstruire et de tracer de nouveau sa route. Les analyses de l’auteur sont éclairantes, toujours originales, pleines de fulgurance.
2008 essai
Tanizaki JUNICHIRO - Svastika

Tanizaki JUNICHIRO - Svastika

Troublant récit que celui d'une veuve venue confier à un ancien amant les arcanes d'un fait divers aussi sanglant qu'intime. Officiellement, elle désire faire consigner par écrit la vérité sur une histoire dont les démons la poursuivent constamment. Mais n'est-ce pas plutôt une confession en forme d'exorcisme? Ou une subtile tentative de réhabilitation ? Ou encore un effort désespéré pour faire revivre un passé qui, bien que terrifiant, reste douloureusement chéri ?

Sonoko, au travers de son monologue, nous invite à partager en même temps que son unique auditeur les secrets de son drame personnel. En filigrane de cette histoire elle se raconte; faisant resurgir ses pensées, ses sentiments d'alors, et n'oubliant aucun détail même les plus menus. Par souci de clarté, ou alors pour avoir le plaisir de revivre chaque instant comme si l'issue finale n'avait jamais existé, son récit n'anticipe jamais sur les éléments à venir. Mais n'est-ce pas l'apanage de tout conteur que de savoir ménager le suspense?

Sonoko prend des cours dans une Ecole des Beaux Arts pour tromper l'ennui d'un quotidien trop morne à son goût. Elle y rencontre Mitsuko, jeune femme à la beauté magnétique et en tombe amoureuse. À la suite d'un étonnant quiproquo, peut être même trop étonnant, les deux jeunes femmes deviennent amies puis rapidement se découvrent amantes. Malheureusement l'idylle semble compliquée car Sonoko est mariée, et dans le Japon ultra-conventionnel des années 30, les adultères (a fortiori lesbiens) exposent une famille toute entière au scandale et à la condition la plus méprisable qui soit pour un Japonais : le déshonneur.

L'amour ne se laisse cependant pas enfermer aussi facilement; il n'a que faire des conventions, il passe outre, se veut indestructible... Mais Mitsuko est trop belle, trop séduisante, pour n'être aimée que d'une seule personne. Centre de gravité du récit, l'amour, le corps et les pensées de Mitsuko agitent la vie des personnages qui traversent cette histoire. Watanuki son propre fiancé, Sonoko et le mari de Sonoko lui-même seront tour à tour emportés dans un tourbillon d'amour, de haine et de jalousie destructrice. Les passions soufflent alors sur ce monde petit bourgeois qui ne reculera plus devant aucune bassesse ni servilité pour s'accaparer celle qui leur fait tourner la tête. Transmuée en un pur objet de désir et se rendant prisonnière des fantasmes obsédants de ses amants, Mitsuko cachée derrière ses masques de Thanatos et d'Eros sera elle-aussi balayée d'une passion violente : sa propre adoration.

Les tromperies successives qui nous sont ainsi relatées rythment fiévreusement le récit et nous guident tout droit vers un dénouement que l'on devine tragique. Mais le tragique n'est pas le mélodrame; les justes et la vérité ne sont pas d'un côté, les méchants et le mensonge de l'autre, gentiment séparés par un rassurant mur de moralité. Chacun des personnages revêt une figure tragique puisque tour à tour bourreau et victime, manipulateur et manipulé, libre et aliéné. Tragique, l'atmosphère l'est également car la mort, et notamment la mort volontaire, se révèle présente à chaque instant du roman. Sa présence est à la fois vue comme une échappatoire, mais aussi - lorsqu'il s'agit du Shinjù (double suicide amoureux) - comme du degré suprême de l'amour, de l'acte d'amour ultime et indépassable.

Svastika se livre à nous dans une écriture élégamment dépouillée. Mais cette sobriété, loin de servir d'éclairage au récit, est un élément qui lui confère une véritable ambiguïté. Camouflé sous un ton d'apparence neutre, le propos n'en est pas pour autant totalement objectif : ces paroles sont celles d'une des protagonistes, d'une survivante… que plus personne ne pourra contredire et dont le roman en projet sera désormais la seule et unique version des faits. Il est donc permis de douter de la véracité des dires de Sonoko, d'autant plus que Tanizaki lui-même déclarait lors d'une de ses dernières interviews « Je ne m'intéresse qu'aux mensonges ». La question de la véracité d'un témoignage et du « je » qui l'accompagne avait déjà été exploré par Ryonosuke Akutagawa dans sa magnifique nouvelle Dans le Fourré (1914), et il est permis de penser que Tanizaki est pu être influencé par ce géant des lettres qui fut également son ami.

Le sentiment de perplexité dans lequel nous plonge Svastika, trouve son explication théorique à l'intérieur des principes esthétiques prônées par Junichirô Tanizaki dans Eloge de l'Ombre (1933). Dans cet essai il est montré que l'aspect essentiel de la tradition littéraire Japonaise - à l'inverse de la tradition occidentale - réside dans la volonté farouche d'envelopper le récit d'une aura de mystère, et par là même de cultiver la multiplicité des iSvastikanterprétations.

Plus retenu dans son écriture et moins érotiquement débridé (sans mauvais jeu de mots) que la confession impudique (1956) ou le journal d'un vieux fou (1961), Svastika peut apparaître un peu trop lisse au regard de la crudité parfois gratuite de ses œuvres de vieillesse. Il reste que cette œuvre subtile est ciselée à la perfection et l'on ne peut qu'admirer ce récit ou tout est pudiquement suggéré. Le sens restant suspendu à la sensibilité de chacun et renouvelé à chaque relecture …

Choisissant pour vérité le mystère et l'ombre pour guide, Svastika, aussi énigmatique que délicieusement sensuel se déguste lentement – tel un met raffiné – comme pour mieux en dégager toutes les nuances, en apprécier toutes les saveurs.

[Julien]
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1928 roman
Ismail KADARE - le general de l'armée morte

Ismail KADARE - le general de l'armée morte

Au début des années 1960, presque 20 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, un général italien, accompagné par un prêtre qui est aussi colonel de l'armée italienne, est envoyé par le gouvernement italien en Albanie pour localiser, recueillir et rapporter en Italie les ossements de ses compatriotes morts pendant la guerre afin de les enterrer dignement.
Comme ils organisent les fouilles et l'exhumation, ils se questionnent sur le sens de leur tâche. Les débats de portée générale portent sur la futilité de la guerre et le sens de cette entreprise.
Alors qu'ils vont plus loin dans la campagne albanaise, ils découvrent qu'ils sont suivis par un autre général, un Allemand à la recherche des corps des soldats allemands tués dans la Seconde Guerre mondiale.
Comme son homologue italien, il lutte avec ce travail de recherches ingrates et s'interroge, lui aussi, sur la valeur de ces gestes de fierté nationale.
Le Général de l'armée morte (Gjenerali i Ushtrisë së vdekur) est le premier roman de l'auteur albanais Ismail Kadare en 1963. Il a été adapté au cinéma en 1983 (Le Général de l'armée morte).
1963 roman
Franz KAFKA - le proces

Franz KAFKA - le proces

Le Procès (titre original en allemand : Der Process, également orthographié Prozeß, Prozess ou Proceß) est un roman de l'écrivain pragois de langue allemande Franz Kafka. Il relate les mésaventures de Joseph K., qui se réveille un matin et, pour une raison obscure, est arrêté et soumis aux rigueurs de la justice.
Tout comme les autres romans de Kafka, Le Procès n'était pas totalement achevé à sa mort, et n'avait pas vocation à être publié. Le manuscrit fut recueilli par son ami et exécuteur testamentaire, Max Brod, et fut publié pour la première fois en 1925 sous le titre Der Process, aux éditions « Die Scheide », à Berlin. Si la division et les titres des chapitres sont tous de Kafka, la distribution et la répartition sont de Brod, qui en outre a écarté de la trame principale quelques chapitres incomplets.
Le Procès se veut être un roman très réaliste, en effet, le lecteur a l’impression d’être plongé dans un véritable procès. Le lecteur peut s’imaginer dans la peau du héros nommé Joseph K. L’ambiance qui se dégage du roman est très oppressante puisqu’on ne voit pas le temps passer ; le procès est représenté d’une manière symbolique, comme une étape qui s’interpose dans la vie du héros.
Joseph K. (on ne connaît pas son nom de famille), dans un premier temps, refuse son accusation alors qu’il est innocent — d'autant qu'il ne sait absolument pas de quoi il est accusé : mais au fil des évènements et de ses rencontres successives, il en vient à être convaincu de la réalité du procès et va donc tout faire pour se faire acquitter.
1925 roman