Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
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Octavio PAZ - le labyrinthe de la solitude

Octavio PAZ - le labyrinthe de la solitude

Le Labyrinthe de la solitude (El laberinto de la soledad) est un essai de l'écrivain mexicain Octavio Paz, prix Nobel de littérature, paru en 1950.
Cet essai rassemble plusieurs réflexions sur la nation et le peuple du Mexique.
Octavio Paz est considéré comme l'un des plus grands poètes de langue espagnole du xxe siècle, et on a comparé son influence sur la littérature hispanique et mondiale à celle de Juan Ramón Jiménez, Vicente Huidobro, César Vallejo, Jorge Luis Borges, Gabriel García Márquez ou encore Pablo Neruda.
Nourri par ses aventures existentielles et ses découvertes intellectuelles, le poète concilie aussi bien l'extase mystique de l'artiste convoquant les grandes figures de la mythologie précolombienne à une inspiration autobiographique plus quotidienne. Il évoque au passage le problème du rapport au monde extérieur et de l'angoisse individuelle procurée par les bouleversements du monde moderne. À cela s'ajoutent plusieurs considérations théoriques et des réflexions critiques sur la poétique, la philosophie, l'Histoire et l'anthropologie. Parmi les nombreux recueils de poèmes de Paz, on note l'importance qu'a eue Liberté sur parole (Libertad bajo palabra, 1958). Son essai le plus connu, traitant de l'identité mexicaine est Le Labyrinthe de la solitude (El laberinto de la soledad, 1950). Il est l'auteur de nombreux textes sur la peinture et l'art, aussi bien pré-colombiens que contemporains, comme son étude sur Marcel Duchamp.
1950 essai
Cyril PEDROSA - Portugal

Cyril PEDROSA - Portugal

C'est l'histoire d'un auteur de bande dessinée en pleine crise, de couple et d'inspiration. Touché par un bref séjour à Lisbonne, Simon s'interroge sur sa famille, ses origines. Qu'il va creuser et dessiner au fil d'un mariage, puis d'un nouveau voyage. Avec Portugal, Cyril Pedrosa (déjà auteur du superbe Trois Ombres) signe une éblouissante quête personnelle et graphique, légèrement autobiographique. Il détaille la conception de trois planches, baignant chacune dans une ambiance différente.
2011 bande dessinee
Daniel PENNAC - Chagrin d'école

Daniel PENNAC - Chagrin d'école

Prix Renaudot 2007

« Non, un livre sur les cancres ! Sur la douleur de ne pas comprendre, et ses dégâts collatéraux »

'Chagrin d'école', dans la lignée de 'Comme un roman', aborde la question de l'école du point de vue de l'élève, et en l'occurrence du mauvais élève.

Daniel Pennac, ancien cancre lui-même, étudie cette figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en lui restituant aussi son poids d'angoisse et de douleur. Le livre mêle les souvenirs autobiographiques et les réflexions sur la pédagogie, sur les dysfonctionnements de l'institution scolaire, sur le rôle des parents et de la famille, sur le jeunisme dévastateur, sur le rôle de la télévision et des modes de communication modernes, sur la soif de savoir et d'apprendre qui, contrairement aux idées reçues, anime les jeunes d'aujourd' hui comme ceux d'hier.
(evene.fr)
2007 roman autobiographique
Georges PEREC - la vie mode d'emploi

Georges PEREC - la vie mode d'emploi


essai
Charles PERRAULT - Contes

Charles PERRAULT - Contes

"Il était une fois un roi et une reine qui étaient si fâchés de n'avoir point d'enfants, si fâchés qu'on ne saurait dire. Ils allèrent à toutes les eaux du monde, vœux, pèlerinages, menues dévotions; tout fut mis en œuvre, et rien n'y faisait. Enfin pourtant la reine devint grosse, et accoucha d'une fille: on fit un beau baptême; on donna pour marraines à la petite princesse toutes les fées qu'on pût trouver dans le pays (il s'en trouva sept), afin que chacune d'elles lui faisant un don, comme c'était la coutume des fées en ce temps-là, la princesse eût par ce moyen toutes les perfections imaginables ... "
Charles Perrault, La Belle au bois dormant

En couchant par écrit les versions de contes qu'il avait entendues et en raison de la forte légitimité accordée à l'écrit, les contes dit "de Perrault" ont souvent pris le pas sur la multitude des autres versions du patrimoine oral français et mondial. Ainsi, Pierre Dubois pense que Charles Perrault a considérablement modifié la perception de la fée en faisant des « belles de mai » mentionnées dans les anciennes croyances des femmes raffinées, délicates et élégantes fréquentant la cour dans ses contes, détruisant ainsi leur symbolisme originel lié au renouveau de la nature. Selon lui, il « détourne et dénature » les fées des saisons avec l'ajout de ses morales.
Le genre des contes de fées est à la mode dans les salons mondains : les membres de la haute société assistent aux veillées populaires et prennent note des histoires qui s’y racontent. Le travail que Perrault opère sur cette matière déjà existante, c’est qu’il les moralise et en fait des outils « à l'enseignement des jeunes enfants ». Ainsi, il rajoute des moralités à la fin de chaque conte, signalant quelles valeurs il illustre.
1697 conte fantastique
Alexis Leger dit SAINT-JOHN PERSE - Amers

Alexis Leger dit SAINT-JOHN PERSE - Amers

Le poème à analyser est le septième du recueil amers de saint john perse. Il est composé d'une introduction et de quatre parties dont la dernière est une sorte de conclusion et d'ouverture qui annonce le prochain poème.
L'introduction comporte deux strophes, dont la première est composée de trois versets, et la deuxième, de deux versets. La première et la deuxième parties comportent trois strophes chacune, la troisième, cinq strophes, et la dernière, une seule strophe. La langueur des strophes est inégale.

Le poème débute avec la voix du poète qui nous présente les jeunes filles, qui entrent à leur tour sur la scène. La présentation est faite par le temps qu'il fait « douceur d'une aube entre les Îles ». Le pluriel « Îles » et la majuscule mettent l'accent sur l'origine des filles, ce sont des iliennes qui proviennent de différentes Îles. Toutefois, ces iliennes sont convoquées par les filles qui habitent l'île où se fera la rencontre des hommes venus du large : « hélant les filles d'autres rives ». Le pronom possessif « nos » fait, d'ailleurs, la distinction entre celles qui sont sur place et celles qui sont « hôtes ».
1970 poesie
Alexis Leger dit SAINT-JOHN PERSE - Anabase (poesie)

Alexis Leger dit SAINT-JOHN PERSE - Anabase (poesie)

«L'impatience est en tous lieux.»

«Etrange l'homme sans rivage, près de la femme, riveraine.»

«L'inertie seule est menaçante. Poète est celui-là qui rompt pour nous l'accoutumance.»

«Et nos poèmes encore s'en iront sur la route des hommes, portant semence et fruit dans la lignée des hommes d'un autre âge.»

«A la question toujours posée “Pourquoi écrivez-vous ?”, la réponse du Poète sera toujours la plus brève “Pour mieux vivre”.»

Saint-John Perse, pseudonyme d'Alexis Leger (né le 31 mai 1887 à Pointe-à-Pitre - mort le 20 septembre 1975 sur la presqu'île de Giens) est un poète et diplomate français.
Alexis Leger a utilisé d'autres noms de plume comme Saint Leger Leger en trois mots ou Saintleger Leger en deux, ou St L. Leger, et enfin Saint-John Perse à partir d'Anabase en 1924. On trouve une multitude d'interprétations quant à ces pseudonymes1. Pas d'accent à son nom2 et le diplomate y tenait3, de même qu'à la prononciation « Leuger ». De son vivant, il a voulu faire croire que Saint-Leger Leger était son vrai nom et Leger seulement une abréviation, et le volume de ses Œuvres complètes ("son" Pléiade) répète cette fiction. Dans sa vie privée, il s'est fait appeler par bien d'autres "petits noms", comme Allan ou Diego, ou Pierre Fenestre, etc.
1924 poesie
Fernando PESSOA - Poesies d'Alvaro de Campos

Fernando PESSOA - Poesies d'Alvaro de Campos

Tout seul, sur le quai désert, dans ce matin d’Eté,
Je regarde du côté de la barre, je regarde vers l’Indéfini,
Je regarde et il me satisfait de voir,
Petit, noir et clair, un paquebot qui entre.
Il vient là-bas très loin, bien net, classique à sa manière.
Dans l’air lointain il laisse derrière lui l’ourlet vain de sa fumée.
Il vient, il entre, et le matin avec lui, et sur le fleuve,
De-ci, de-là se réveille al vie maritime,
Se dressent les voiles, s’avancent les remorqueurs,
Surgissent de petits bateaux de derrière les navires qui sont dans le port.
Il fait une vague brise.
Mais mon âme à moi se tient avec ce que je vois le moins,
Avec le paquebot qui entre,
Car lui se tient avec la Distance, avec le Matin,
Avec le sens maritime de cette heure,
Avec la douceur douloureuse qui monte en, moi comme nausée,
Comme début de mal de mer, mais dans l’esprit.

Je regarde de loin le paquebot, dans une grande indépendance d’âme,
Et au fond de moi une roue comme à tourner, lentement.

Pessoa, poète aux identités écrivit des poésies bucoliques, signées Alberto Caeiro, réunies sous le titre Le Gardeur de Troupeaux. À ce poète sensualiste et chaste s'oppose un Pessoa au regard obscène, Alvaro de Campos, le plus prolixe de ses hétéronymes. Ce recueil, qui rassemble tout l'œuvre de Caeiro ainsi qu'un choix de poésies de de Campos, révèle la multiplicité d'un des plus grands poètes de langue portugaise, entre métaphysique, ironie et sensualité.
1914 poesie
Pierre LEMAITRE - au revoir la haut

Pierre LEMAITRE - au revoir la haut

Amoral, drôle, noir, profond, Au revoir là-haut de Pierre Lemaître explose les codes du roman sur la Grande Guerre.

Dans les derniers jours de la guerre de 1914, le lieutenant Pradelle qui souhaite ajouter quelques galons à ceux qu’il a déjà tue deux de ses hommes afin d’inciter leurs compagnons d’armes à partir à l’assaut des Allemands une dernière fois. Malheureusement, Albert Maillard, un poilu qui a tout vu se retrouve expédié par le même Pradelle au fond d’un trou d’obus face à une tête de cheval en décomposition. Son heure est arrivée mais Edouard Péricourt un soldat de la même unité lui sauve la vie.
Edouard et Albert survivent au pire, mais dans quel état ! l’un est une gueule cassée, l’autre est dans un état moral et financier tout aussi précaire.

Démobilisés, ils se retrouvent sans un sou dans un pays qui ne demande qu’à oublier ceux qui ont fait le sacrifice de leur jeunesse ou de leur vie, tourner la page et s’enrichir. On les cache, on les rejette, leur solde étique ne leur est même pas payée, ils font revivre de trop mauvais souvenirs. Un soldat rentré du front a droit à 52 francs ou à un manteau de mauvaise qualité dont la couleur s’en va à la première pluie !
Car la France des années vingt est celle de tous les trafics et de tous les intrigants. L’ex lieutenant Pradelle l’a bien compris. L’ancien chef impitoyable de Maillard et de Péricourt pour qui la guerre était un tremplin se lance dans un abject commerce de cadavres. Répondant à un appel d’offre national visant à regrouper les corps qui jonchent les anciens champs de bataille dans de grands cimetières militaires, il ne recule devant rien.
Calculant que s’il « vend » 80 francs à l’Etat, un cadavre dont l’exhumation ne lui en aura coûté que 25, il peut sans peine restaurer le château familial.

Les détails sont affreux : il n’hésite pas à commander les cercueils les plus petits possibles pourvu qu’ils soient les moins chers. Et qu’importe si les restes d’un poilu d’1 mètre quatre vingt doivent se retrouver dans une boîte d’un mètre trente. Il n’en est pas à ça près. De toute façon, ce sont des Chinois ou des africains qui font la sale besogne. Et si d’aventure les restes de 2 ou 3 cadavres se retrouvent entre les 4 mêmes planches, personne n’ira se plaindre.

Les deux rescapés quant à eux vivotent péniblement. Albert le velléitaire a un emploi, Edouard n’a plus que des souvenirs d’une époque où son visage était beau, les rapports avec sa famille exécrables et un talent certain pour le dessin et les caricatures.

Confiné dans un minable appartement, il va se remettre à dessiner inlassablement la tête du cheval qui les a rendus à la vie et à se reconstruire une existence avec la complicité de la jeune fille de la concierge. Retrouver les traits de caractère et l’apparence déjantée de la grande folle qu’il fut avant guerre grâce aux masques les plus fous derrière lesquels se dissimuler.

Seul il dessine des projets ahurissants de monuments aux morts que les communes lui commandent avec enthousiasme dans une grande course à l’émotion.
Albert prend part à l’aventure en tremblant. Ils ont trouvé leur revanche sur le destin avec cette arnaque extravagante car ils n’ont aucunement l’intention de livrer les stèles !

Dans ce roman, Pierre Lemaître décrit avec un humour noir l’horreur des tranchées dans les cinquante premières pages proprement stupéfiantes ; puis l’après-guerre.
Ces années folles qui le furent pour tout le monde mais ne profitèrent qu’aux escrocs sur le fond de commerce que fut pour certains la Grande Guerre.

Au revoir là-haut est une fresque, un monument, un livre magnifique qui par son humour dépeint une société impitoyable dans laquelle les faibles sont écrasés tandis que les nantis s’enrichissent à la vitesse de la lumière. Une métaphore de l’Europe écrasée par la crise actuelle due à quelques traders aussi fous que les chefs militaires de 1918. Aussi dénués de sens moral et pas plus inquiétés qu’eux.

L’auteur, venu du policier applique les code du genre à un roman dans lequel s’entrechoquent l’histoire, l’amitié, le désespoir, l’aventure avec une langue précise et travaillée. Il livre une épopée violente et désabusée, tendre et baroque. 500 pages de pure jubilation dans lesquelles rebondissements et trouvailles s’entremêlent sur un fond historique réel : l’ingratitude du pays au retour de ses soldats.

Il est rare de lire un livre d’un auteur français avec un souffle aussi puissant et le lecteur ne s’y trompe pas qui avale d’une traite ces presque 600 pages et en ressort pantois d’admiration, lessivé par une telle audace.

Brigit Bontour

Pierre Lemaître, Au revoir là-haut, Albin Michel, août 2013, 570 pages, 22,50 €
Luigi PIRANDELLO - Feu Mathias Pascal

Luigi PIRANDELLO - Feu Mathias Pascal

En lisant les faits divers, Mathias, garçon timoré, qui vit en province apprend qu'on le croit mort (Il s'agit de la fausse identification du cadavre d'un désespéré, qui s'est jeté dans le puits de Mathias).
Cette étrange situation lui suggère de faire croire à sa mort véritable et de tenter de commencer une vie nouvelle. Feu Mathias Pascal prend alors le nom d'Adrien Meis, s'installe à Rome dans une pension de famille dirigée par un dangereux individu.

En 1903 l'éboulement de la soufrière provoque la faillite de l'entreprise paternelle de Pirandello et indirectement la folie de sa femme. Pirandello envisage de se suicider, mais il reprend courage en s'adonnant à son travail de créateur : en imaginant la disparition de Mathias Pascal, il révèle son secret désir de mort et en même temps surmonte sa tentation de suicide. L'histoire de Mathias Pascal, c'est l'itinéraire dramatique d'une âme tourmentée qui s'est demandé s'il fallait prendre congé du monde ou accepter ce compromis qu'est l'existence.
Il est le plus célèbre des romans de Luigi Pirandello et fut publié en 1904.
1904 roman