Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
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Paolo VERONESE - fete chez Levi (detail)

Paolo VERONESE - fete chez Levi (detail)

Véronèse est connu comme un grand coloriste ainsi que pour ses décorations illusionnistes (trompe-l’œil) en fresque et huile. Bien qu'il ait joui d'une réelle popularité de son vivant, notamment à Venise, il fut ignoré des critiques de son temps qui parlent de l’art vénitien,
1573
RAPHAEL - deux tetes d'hommes

RAPHAEL - deux tetes d'hommes

Le style de Raphaël se caractérise par une utilisation presque égale du dessin et de la couleur car, contrairement à un grand nombre de peintres, il ne laisse pas l'un dominer l'autre : il est aussi précis dans le trait que dans la répartition des teintes. Cela se doit à sa manière de travailler : imiter les artistes de son époque et ses prédécesseurs en choisissant ce qui pourrait lui être utile.
Son art fait de mesure, de grâce et d'harmonie a profondément influencé la peinture occidentale jusqu'au xixe siècle.
Casanova disait qu'« aucun peintre n'a surpassé Raphaël dans la beauté des figures. » Delacroix affirmait que le simple nom de Raphaël « rappelle à l'esprit tout ce qu'il y a de plus élevé dans la peinture ». De même, Ingres vouait un véritable culte à Raphaël, tant dans son style dominé par un graphisme proche du maître de la Renaissance que d'hommages récurrents à son œuvre.
peinture, italie, dessin, Paris, Musée du Louvre

Enfant charmant à voir,
Et couronné de roses,
Je montre aux cœurs moroses
Ce qu'ils voudraient avoir
Vieillard à la voix tendre,
Que chacun aime entendre
Et cherche à retenir
J'entre au seuil, et, doux hôte,
Je rends ce que l'âge ôte,
Je suis le souvenir

Évariste Boulay-Paty

Chaque âge a ses humeurs,
son goût et ses plaisirs.

Mathurin Régnier - Satire V






1508 biblique
MICHEL-ANGE - la creation d'Adam (detail)

MICHEL-ANGE - la creation d'Adam (detail)

La Création d'Adam, fresque située sur la voûte de la chapelle Sixtine, peinte par Michel-Ange de 1508 à 1512, illustre l'histoire biblique tirée de la Genèse dans laquelle Dieu infuse la vie dans Adam, le premier homme.
Chronologiquement c'est le quatrième panneau de la série illustrant les épisodes de la Genèse sur le plafond de la chapelle, et il fut l'un des derniers à être achevé.

Dieu est représenté comme un vieil homme barbu enveloppé dans une cape virevoltante, qui peut faire penser par sa forme à un cerveau humain, ce qui voudrait dire que Dieu apporte la conscience à Adam. Nous pouvons aussi remarquer que cette forme rouge pourrait représenter un utérus où c'est Dieu qui donne la vie accompagné de ses anges. Il partage la cape avec des chérubins. Son bras gauche est enroulé autour d'une figure féminine, normalement interprétée comme Ève, qui n'est pas encore crée et, de manière figurative, attend au Paradis de recevoir une forme terrestre. Le bras droit de Dieu est tendu pour donner l'étincelle de vie, du bout de son propre doigt vers celui d'Adam, dont le bras gauche est prolongé dans une pose comparable à celle de Dieu. Détail célèbre, l'index d'Adam et celui de Dieu sont séparés par une courte distance, ce qui laisse penser que c'est une séparation entre Dieu et Adam. Ce tableau représente une idée humaniste dans la mesure où l'Homme est à l'image de Dieu.
La composition est évidemment artistique et non littérale, car Adam est éloigné de Dieu, avant même qu'il lui soit réellement donné la « vie ». Pour cette même raison, Ève est représentée visuellement avant sa propre création. Mais l'inclusion précoce de cette figure féminine a mené certains à penser qu'elle puisse être plutôt Lilith, la première épouse mythique d'Adam, bien que chronologiquement Lilith ait également été créée après Adam. le rouge en francais signifie adam en hébreu.
peinture, italie, fresque, Rome, Chapelle Sixtine
1508 religieux
Albrecht DURER - Wing of a Roller

Albrecht DURER - Wing of a Roller

L'Aile d'un rouleau bleu est un exemple de la remarquable capacité de dessin de Durer. C'est une belle aquarelle qui reprend fidèlement la couleur, la structure, la texture chatoyante et des plumes de l'oiseau. Il utilise l'aquarelle pour mélanger délicatement la couleur du plumage et le détail linéaire avec de la gouache (une aquarelle opaque) pour repérer les bords dentelés des plumes.
Dürer a été fasciné par la nature car il pensait que l'étude du monde naturel pourrait révéler des vérités fondamentales qu'il cherchait à découvrir à travers son art. Il a écrit: «La nature tient le beau, pour l'artiste qui a la perspicacité de l'extraire. Ainsi, la beauté réside même dans humbles choses ".
Watercolour and gouache on vellum. 20 x 20 cm,Graphische Sammlung Albertina, Vienna durer
1512
Peter BRUEGHEL l'ancien - chasseurs sous la neige

Peter BRUEGHEL l'ancien - chasseurs sous la neige

Comme toujours chez Bruegel, la dureté de la condition paysanne est traitée avec sa contrepartie de joies simples : le réconfort d'un feu de cheminé, les jeux sur le lac gelé.
Le tableau appartient à la série des mois et représente décembre. Le paysage flamand et les montagnes Suisses se fondent harmonieusement. Les trois chasseurs s'en reviennent avec seulement un lapin pour prix de leurs efforts.
Les quatre arbres de gauche accentuent la perspective plongeante vers le village que ces hommes sont sans doute impatients de rejoindre. Là-bas, les villageois s'amusent sur le lac gelé.
1565
Hans BALDUNG GRIEN - le chevalier la jeune fille et la mort

Hans BALDUNG GRIEN - le chevalier la jeune fille et la mort

Le thème de «la jeune fille et la mort», qui puise ses origines dans la mythologie gréco-latine, devint, dès le XVI° siècle jusqu'au monde contemporain, une source d'inspiration pour les poètes et les écrivains, les peintres et sculpteurs. Chez les anciens Grecs, le rapt de Perséphone (Proserpine chez les Romains) par Hadès (Pluton chez les Romains), dieu des Enfers, symbolise originellement la mort et la renaissance des fruits de la terre mis en terre et annonce le cycle des saisons. Il évoque aussi la vie dont, après la mort, jouiront les êtres humains destinés à l'immortalité* et à une vie éternellement heureuse. Les diverses cultures se saisiront de ce mythe pour exprimer, à travers les arts et les lettres la rencontre d'Eros (vie) et de Thanatos* (mort). La figure de la jeune femme est, par excellence, associée aux promesses de la vie. Sa beauté, objet de contemplation et de désir, la rend fragile et vulnérable aux outrages du temps et du vieillissement, elle est soumise à l'oeuvre de la mort. La jeune fille est la préfiguration de la constante confrontation des deux contraires qui nous habitent: la vie et la mort dont Héraclite* nous a appris la coexistence dans l'univers des vivants, la nature et le cosmos.
1510 mythologie
Giuseppe ARCIMBOLDO - les quatre saisons: Ete

Giuseppe ARCIMBOLDO - les quatre saisons: Ete

Chaque tableau de Arcimboldo est constitué d’un portrait de profil, composé d’éléments rappelant la saison. La variété des origines des végétaux représentés témoigne de l'immensité des territoires de la famille impériale et l’utilisation allégorique des saisons sert probablement à signifier la permanence de leur empire.
Les Saisons est une série de quatre tableaux peints par Giuseppe Arcimboldo en 1563, en 1572 et en 1573 et en 1569. Ils sont offerts à Maximilien II Emmanuel de Bavière en 1569, accompagnés des Quatre Éléments (peints en 1566). Y est joint un poème de Giovanni Battista Fonteo (1546-1580) qui en explicite le sens allégorique

arcimboldo - Summer. 1563. Oil on panel. . Kunsthistorisches Museum, Vienna, Austria
peinture, italie, huile sur bois 67 x 51 cm, vienne kunsthistorische museum
1563 nature morte