Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
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Edvard MUNCH - le cri

Edvard MUNCH - le cri

Sans espoir de salut
et quand le pont s’entr’ouvre,
Parmi les mâts brisés,
terrifié, meurtri,
Il redresse son front
hors du flot qui le couvre,
Et pousse au large
un dernier cri.

Louise Ackermann - le cri

Symbolisant l'homme moderne emporté par une crise d'angoisse existentielle, le cri est considéré comme l'œuvre la plus importante de Munch. Le paysage en arrière-plan est le fjord d'Oslo, vu d'Ekeberg
Le Cri (en norvégien : Skrik) est une œuvre expressionniste de l'artiste norvégien Edvard Munch dont il existe cinq versions (trois peintures, un pastel et une lithographie) réalisées entre 1893 et 1917.
1893 NON
Felix VALLOTTON - la valse

Felix VALLOTTON - la valse

Dans un flot de gaze et de soie,
Couples pâles, silencieux,
Ils tournent, et le parquet ploie,
Et vers le lustre qui flamboie
S'égarent demi-clos leurs yeux.

Sully Prudhomme - la valse

La Valse de Félix Vallotton est l’une des premières œuvres nabis du peintre suisse. Elle précède de peu Le Bain au soir d’été qui consacrera le talent moderniste du peintre. Après les analyses pertinentes de Rudolf Koella, il ne fait plus guère de doute que ce tableau représente des couples de patineurs évoluant sur la piste du Palais de Glace, sur les Champs-Elysées à Paris. La toile est traitée avec un évident souci de simplification des formes. Hormis deux visages de femmes, aucun des patineurs n’est identifiable. Vallotton insiste sur l’idée du couple donnant corps à la danse plutôt que sur les individualités de ses personnages. Rapportée au contexte nabi, qui favorise le rapprochement et la fusion de toutes les formes d’expression artistique : peinture, théâtre, danse et musique, cette toile apparaît comme une intéressante tentative de traduire, à l’aide des moyens picturaux, l’univers onirique de la musique et de la danse. L’imbrication des couples qui forment de sinueuses et fulgurantes ellipses et le traitement en crachis multicolore de l’espace dans lequel ils évoluent participent à l’évocation d’une féerie nocturne qu’animent les éclairages artificiels. Les gerbes de glace soulevées par les patineurs s’irisent sous la lumière. La base des vêtements des deux danseurs tournoyant au premier plan est constellée de particules iridescentes tandis que les stries acérées qui accentuent l’impression de mouvement traduisent la morsure des patins sur la glace.

Dans cette, œuvre qui suscita l’admiration de Toulouse-Lautrec lors de son exposition au Salon des Indépendants, Félix Vallotton met à profit le synthétisme qui fait alors le succès de ses bois gravés. Il introduit aussi des éléments de construction d’une grande modernité à la manière de Degas. La composition n’abandonne pas tout à fait les références traditionnelles puisque subsiste l’idée d’une perspective dans la ligne rouge de la balustrade qui ferme le coin supérieur droit de l’œuvre. L’artiste élargit cependant le cadre de la scène en situant hors champs plusieurs des protagonistes : spectateurs accoudé ou assis en haut à droite, couple arbitrairement coupé par le bord droit de la toile et, plus surprenant encore, buste de jeune femme, une main posée sur l’épaule, surgissant inopinément dans le coin inférieur droit. Le visage de cette jeune femme reflète un abandon total, suffisamment plaisant pour que l’émotion ressentie relève la commissure de sa lèvre en un sourire sensuellement rêveur. Image extatique d’un plaisir fugace, cette jeune beauté incarne la futilité des plaisirs bourgeois parisiens qui, le temps d’une valse, effacent toute conscience du monde et de la société.

A travers cette peinture d’un style nouveau dans sa production, Félix Vallotton parvient à concilier la recherche d’effets plastiques novateurs avec l’esprit caustique qui gouverne, la plupart du temps, les saynètes de ses xylographies.
1893

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Felix VALLOTTON - la valse

Edouard VUILLARD - enfants dans une chambre

Dans un flot de gaze et de soie,
Couples pâles, silencieux,
Ils tournent, et le parquet ploie,
Et vers le lustre qui flamboie
S'égarent demi-clos leurs yeux.

Sully Prudhomme - la valse

La Valse de Félix Vallotton est l’une des premières œuvres nabis du peintre suisse. Elle précède de peu Le Bain au soir d’été qui consacrera le talent moderniste du peintre. Après les analyses pertinentes de Rudolf Koella, il ne fait plus guère de doute que ce tableau représente des couples de patineurs évoluant sur la piste du Palais de Glace, sur les Champs-Elysées à Paris. La toile est traitée avec un évident souci de simplification des formes. Hormis deux visages de femmes, aucun des patineurs n’est identifiable. Vallotton insiste sur l’idée du couple donnant corps à la danse plutôt que sur les individualités de ses personnages. Rapportée au contexte nabi, qui favorise le rapprochement et la fusion de toutes les formes d’expression artistique : peinture, théâtre, danse et musique, cette toile apparaît comme une intéressante tentative de traduire, à l’aide des moyens picturaux, l’univers onirique de la musique et de la danse. L’imbrication des couples qui forment de sinueuses et fulgurantes ellipses et le traitement en crachis multicolore de l’espace dans lequel ils évoluent participent à l’évocation d’une féerie nocturne qu’animent les éclairages artificiels. Les gerbes de glace soulevées par les patineurs s’irisent sous la lumière. La base des vêtements des deux danseurs tournoyant au premier plan est constellée de particules iridescentes tandis que les stries acérées qui accentuent l’impression de mouvement traduisent la morsure des patins sur la glace.

Dans cette, œuvre qui suscita l’admiration de Toulouse-Lautrec lors de son exposition au Salon des Indépendants, Félix Vallotton met à profit le synthétisme qui fait alors le succès de ses bois gravés. Il introduit aussi des éléments de construction d’une grande modernité à la manière de Degas. La composition n’abandonne pas tout à fait les références traditionnelles puisque subsiste l’idée d’une perspective dans la ligne rouge de la balustrade qui ferme le coin supérieur droit de l’œuvre. L’artiste élargit cependant le cadre de la scène en situant hors champs plusieurs des protagonistes : spectateurs accoudé ou assis en haut à droite, couple arbitrairement coupé par le bord droit de la toile et, plus surprenant encore, buste de jeune femme, une main posée sur l’épaule, surgissant inopinément dans le coin inférieur droit. Le visage de cette jeune femme reflète un abandon total, suffisamment plaisant pour que l’émotion ressentie relève la commissure de sa lèvre en un sourire sensuellement rêveur. Image extatique d’un plaisir fugace, cette jeune beauté incarne la futilité des plaisirs bourgeois parisiens qui, le temps d’une valse, effacent toute conscience du monde et de la société.

A travers cette peinture d’un style nouveau dans sa production, Félix Vallotton parvient à concilier la recherche d’effets plastiques novateurs avec l’esprit caustique qui gouverne, la plupart du temps, les saynètes de ses xylographies.
1893 famille
Paul GAUGUIN - arearea (joyeusetés)

Paul GAUGUIN - arearea (joyeusetés)

Les femmes sont lascives
Au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver
Cela n'est pas l'été
La pluie est traversière
Elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs
Qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise
Le temps s'immobilise

Jacques Brel - les Marquises

En quête des traces d'un mode de vie primitif, Gauguin effectue un premier séjour à Tahiti à partir d'avril 1891. Là-bas, il s'inspire de ce qu'il voit, mais également de contes locaux ou d'anciennes traditions religieuses pour représenter des scènes imaginaires. Arearea est représentative de ces oeuvres où rêve et réalité se côtoient.

Au premier plan, on trouve plusieurs motifs, sans doute observés car récurrents dans les tableaux de cette période. Il s'agit des deux femmes assises au centre, de l'arbre qui découpe le plan du tableau et du chien rouge. Le ciel a disparu, la succession de plans vert, jaune, rouge forme l'armature de la composition.
Dans la scène du second plan, inventée, des femmes rendent un culte à une statue. Gauguin a agrandi un petit motif maori à la dimension d'un grand bouddha et il imagine un rite sacré. L'ensemble donne lieu à un univers d'enchantement harmonieux et mélancolique, où les hommes vivent sous la protection des dieux au milieu d'une nature luxuriante, dans une Polynésie archaïque et idéalisée.

Arearea fait partie d'un ensemble de tableaux tahitiens montrés à Paris en novembre 1893. Gauguin veut convaincre du bien-fondé de sa quête exotique. Cependant, l'exposition ne provoque pas l'enthousiasme espéré par l'artiste. Ses titres en langue tahitienne agacent nombre de ses amis et le chien rouge déchaîne bien des sarcasmes. Gauguin considère pourtant Arearea comme l'une de ses meilleures toiles, allant jusqu'à la racheter lui-même en 1895, avant de quitter l'Europe pour toujours.

peinture, , huile sur toile (75,94), Paris, Musee d'Orsay
1892 impressionisme

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Paul GAUGUIN - arearea (joyeusetés)

Jan TOOROP - O grave, where is thy Victory

Les femmes sont lascives
Au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver
Cela n'est pas l'été
La pluie est traversière
Elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs
Qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise
Le temps s'immobilise

Jacques Brel - les Marquises

En quête des traces d'un mode de vie primitif, Gauguin effectue un premier séjour à Tahiti à partir d'avril 1891. Là-bas, il s'inspire de ce qu'il voit, mais également de contes locaux ou d'anciennes traditions religieuses pour représenter des scènes imaginaires. Arearea est représentative de ces oeuvres où rêve et réalité se côtoient.

Au premier plan, on trouve plusieurs motifs, sans doute observés car récurrents dans les tableaux de cette période. Il s'agit des deux femmes assises au centre, de l'arbre qui découpe le plan du tableau et du chien rouge. Le ciel a disparu, la succession de plans vert, jaune, rouge forme l'armature de la composition.
Dans la scène du second plan, inventée, des femmes rendent un culte à une statue. Gauguin a agrandi un petit motif maori à la dimension d'un grand bouddha et il imagine un rite sacré. L'ensemble donne lieu à un univers d'enchantement harmonieux et mélancolique, où les hommes vivent sous la protection des dieux au milieu d'une nature luxuriante, dans une Polynésie archaïque et idéalisée.

Arearea fait partie d'un ensemble de tableaux tahitiens montrés à Paris en novembre 1893. Gauguin veut convaincre du bien-fondé de sa quête exotique. Cependant, l'exposition ne provoque pas l'enthousiasme espéré par l'artiste. Ses titres en langue tahitienne agacent nombre de ses amis et le chien rouge déchaîne bien des sarcasmes. Gauguin considère pourtant Arearea comme l'une de ses meilleures toiles, allant jusqu'à la racheter lui-même en 1895, avant de quitter l'Europe pour toujours.

peinture, , huile sur toile (75,94), Paris, Musee d'Orsay
1892 symbolisme

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Paul GAUGUIN - arearea (joyeusetés)

Henri de TOULOUSE-LAUTREC - au moulin rouge

Les femmes sont lascives
Au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver
Cela n'est pas l'été
La pluie est traversière
Elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs
Qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise
Le temps s'immobilise

Jacques Brel - les Marquises

En quête des traces d'un mode de vie primitif, Gauguin effectue un premier séjour à Tahiti à partir d'avril 1891. Là-bas, il s'inspire de ce qu'il voit, mais également de contes locaux ou d'anciennes traditions religieuses pour représenter des scènes imaginaires. Arearea est représentative de ces oeuvres où rêve et réalité se côtoient.

Au premier plan, on trouve plusieurs motifs, sans doute observés car récurrents dans les tableaux de cette période. Il s'agit des deux femmes assises au centre, de l'arbre qui découpe le plan du tableau et du chien rouge. Le ciel a disparu, la succession de plans vert, jaune, rouge forme l'armature de la composition.
Dans la scène du second plan, inventée, des femmes rendent un culte à une statue. Gauguin a agrandi un petit motif maori à la dimension d'un grand bouddha et il imagine un rite sacré. L'ensemble donne lieu à un univers d'enchantement harmonieux et mélancolique, où les hommes vivent sous la protection des dieux au milieu d'une nature luxuriante, dans une Polynésie archaïque et idéalisée.

Arearea fait partie d'un ensemble de tableaux tahitiens montrés à Paris en novembre 1893. Gauguin veut convaincre du bien-fondé de sa quête exotique. Cependant, l'exposition ne provoque pas l'enthousiasme espéré par l'artiste. Ses titres en langue tahitienne agacent nombre de ses amis et le chien rouge déchaîne bien des sarcasmes. Gauguin considère pourtant Arearea comme l'une de ses meilleures toiles, allant jusqu'à la racheter lui-même en 1895, avant de quitter l'Europe pour toujours.

peinture, , huile sur toile (75,94), Paris, Musee d'Orsay
1892

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Paul GAUGUIN - arearea (joyeusetés)

Edouard VUILLARD - mere de l'artiste ouvrant une porte

Les femmes sont lascives
Au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver
Cela n'est pas l'été
La pluie est traversière
Elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs
Qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise
Le temps s'immobilise

Jacques Brel - les Marquises

En quête des traces d'un mode de vie primitif, Gauguin effectue un premier séjour à Tahiti à partir d'avril 1891. Là-bas, il s'inspire de ce qu'il voit, mais également de contes locaux ou d'anciennes traditions religieuses pour représenter des scènes imaginaires. Arearea est représentative de ces oeuvres où rêve et réalité se côtoient.

Au premier plan, on trouve plusieurs motifs, sans doute observés car récurrents dans les tableaux de cette période. Il s'agit des deux femmes assises au centre, de l'arbre qui découpe le plan du tableau et du chien rouge. Le ciel a disparu, la succession de plans vert, jaune, rouge forme l'armature de la composition.
Dans la scène du second plan, inventée, des femmes rendent un culte à une statue. Gauguin a agrandi un petit motif maori à la dimension d'un grand bouddha et il imagine un rite sacré. L'ensemble donne lieu à un univers d'enchantement harmonieux et mélancolique, où les hommes vivent sous la protection des dieux au milieu d'une nature luxuriante, dans une Polynésie archaïque et idéalisée.

Arearea fait partie d'un ensemble de tableaux tahitiens montrés à Paris en novembre 1893. Gauguin veut convaincre du bien-fondé de sa quête exotique. Cependant, l'exposition ne provoque pas l'enthousiasme espéré par l'artiste. Ses titres en langue tahitienne agacent nombre de ses amis et le chien rouge déchaîne bien des sarcasmes. Gauguin considère pourtant Arearea comme l'une de ses meilleures toiles, allant jusqu'à la racheter lui-même en 1895, avant de quitter l'Europe pour toujours.

peinture, , huile sur toile (75,94), Paris, Musee d'Orsay
1892

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Paul GAUGUIN - arearea (joyeusetés)

Georges LEMMEN - le carrousel

Les femmes sont lascives
Au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver
Cela n'est pas l'été
La pluie est traversière
Elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs
Qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise
Le temps s'immobilise

Jacques Brel - les Marquises

En quête des traces d'un mode de vie primitif, Gauguin effectue un premier séjour à Tahiti à partir d'avril 1891. Là-bas, il s'inspire de ce qu'il voit, mais également de contes locaux ou d'anciennes traditions religieuses pour représenter des scènes imaginaires. Arearea est représentative de ces oeuvres où rêve et réalité se côtoient.

Au premier plan, on trouve plusieurs motifs, sans doute observés car récurrents dans les tableaux de cette période. Il s'agit des deux femmes assises au centre, de l'arbre qui découpe le plan du tableau et du chien rouge. Le ciel a disparu, la succession de plans vert, jaune, rouge forme l'armature de la composition.
Dans la scène du second plan, inventée, des femmes rendent un culte à une statue. Gauguin a agrandi un petit motif maori à la dimension d'un grand bouddha et il imagine un rite sacré. L'ensemble donne lieu à un univers d'enchantement harmonieux et mélancolique, où les hommes vivent sous la protection des dieux au milieu d'une nature luxuriante, dans une Polynésie archaïque et idéalisée.

Arearea fait partie d'un ensemble de tableaux tahitiens montrés à Paris en novembre 1893. Gauguin veut convaincre du bien-fondé de sa quête exotique. Cependant, l'exposition ne provoque pas l'enthousiasme espéré par l'artiste. Ses titres en langue tahitienne agacent nombre de ses amis et le chien rouge déchaîne bien des sarcasmes. Gauguin considère pourtant Arearea comme l'une de ses meilleures toiles, allant jusqu'à la racheter lui-même en 1895, avant de quitter l'Europe pour toujours.

peinture, , huile sur toile (75,94), Paris, Musee d'Orsay
1891 impressionisme pointillisme
Paul SERUSIER - rendez-vous dans le bois sacré

Paul SERUSIER - rendez-vous dans le bois sacré

Et, dans les bois sacrés,
dans l'horreur des grands arbres,
Majestueusement debout,
les sombres Marbres,
Les Dieux, au front desquels
le Bouvreuil fait son nid,
Les Dieux écoutent l'Homme
et le Monde infini !

Arthur Rimbaud - Soleil et chair

En 1895, Sérusier accepte une invitation de son ami Jan Verkade à visiter le monastère bénédictin de Beuron, en Allemagne. Les moines-artistes du monastère ont des principes selon lesquels les lois de la beauté seraient divines, mystérieusement cachées dans la nature, et ne pourraient être révélées qu'aux artistes possédant un sens des proportions et de l'harmonie des formes (« Dieu fit le Saint-Esprit selon la mesure, le nombre et le poids ».
Cette doctrine l'enthousiasme et, de retour à Paris, il tente de convaincre ses amis de sa nouveauté et de son importance, mais elle ne rencontre pas le succès escompté et Sérusier prend de la distance envers ses anciens amis. Après plusieurs voyages à Beuron, il applique la doctrine des moines en développant un art reposant sur le calcul et les mesures.
1891
Georges SEURAT - le cirque

Georges SEURAT - le cirque

Chacun retient son souffle
et vibre ou s'émerveille.
Quand arrivent les clowns,
le temps se met en veille :
Jeunes ou vieux les yeux brillent
d'un même éclat.

Claudie Becques - un cirque dans la ville

Ce tableau poursuit les recherches de Seurat sur la représentation du mouvement, et ce malgré la rigueur de sa technique divisionniste.
Le personnage du premier plan, la superposition des gradins ainsi que l'ouverture sur la droite de la toile permettent de creuser la profondeur. Celle-ci est accentuée par le subtil jeu des couleurs et l'alternance des lignes rouges et jaunes. Le cadrage est influencé par le japonisme alors en vogue.
Loin d'une vision anecdotique, Seurat représente ici un plaisir populaire fréquemment représenté dans les années 1880, en particulier par Degas, et Toulouse-Lautrec. Il est cependant ici prétexte à une critique sociale chère à son œuvre : la superposition des spectateurs est l'occasion d'illustrer la diversité sociale et ses inégalités. L'organisation rigide de cette partie du tableau contraste d'ailleurs avec la souplesse du premier plan.

peinture, france, huile sur toile, Paris, Musée d'Orsay



Chevaux en farandole et dressés sur leurs pattes,
Emérites danseurs, ils se font acrobates.
Alterne le jongleur, ses quilles et ballons,
Il joue de tout, de rien, et de chapeaux melons.

Charly Lellouche
1891 pointillisme