Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
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Peter BRUEGHEL l'ancien - chasseurs sous la neige

Peter BRUEGHEL l'ancien - chasseurs sous la neige

Comme toujours chez Bruegel, la dureté de la condition paysanne est traitée avec sa contrepartie de joies simples : le réconfort d'un feu de cheminé, les jeux sur le lac gelé.
Le tableau appartient à la série des mois et représente décembre. Le paysage flamand et les montagnes Suisses se fondent harmonieusement. Les trois chasseurs s'en reviennent avec seulement un lapin pour prix de leurs efforts.
Les quatre arbres de gauche accentuent la perspective plongeante vers le village que ces hommes sont sans doute impatients de rejoindre. Là-bas, les villageois s'amusent sur le lac gelé.
1565
Giuseppe ARCIMBOLDO - les quatre saisons: Ete

Giuseppe ARCIMBOLDO - les quatre saisons: Ete

Chaque tableau de Arcimboldo est constitué d’un portrait de profil, composé d’éléments rappelant la saison. La variété des origines des végétaux représentés témoigne de l'immensité des territoires de la famille impériale et l’utilisation allégorique des saisons sert probablement à signifier la permanence de leur empire.
Les Saisons est une série de quatre tableaux peints par Giuseppe Arcimboldo en 1563, en 1572 et en 1573 et en 1569. Ils sont offerts à Maximilien II Emmanuel de Bavière en 1569, accompagnés des Quatre Éléments (peints en 1566). Y est joint un poème de Giovanni Battista Fonteo (1546-1580) qui en explicite le sens allégorique

arcimboldo - Summer. 1563. Oil on panel. . Kunsthistorisches Museum, Vienna, Austria
peinture, italie, huile sur bois 67 x 51 cm, vienne kunsthistorische museum
1563 nature morte
Albrecht DURER - Wing of a Roller

Albrecht DURER - Wing of a Roller

L'Aile d'un rouleau bleu est un exemple de la remarquable capacité de dessin de Durer. C'est une belle aquarelle qui reprend fidèlement la couleur, la structure, la texture chatoyante et des plumes de l'oiseau. Il utilise l'aquarelle pour mélanger délicatement la couleur du plumage et le détail linéaire avec de la gouache (une aquarelle opaque) pour repérer les bords dentelés des plumes.
Dürer a été fasciné par la nature car il pensait que l'étude du monde naturel pourrait révéler des vérités fondamentales qu'il cherchait à découvrir à travers son art. Il a écrit: «La nature tient le beau, pour l'artiste qui a la perspicacité de l'extraire. Ainsi, la beauté réside même dans humbles choses ".
Watercolour and gouache on vellum. 20 x 20 cm,Graphische Sammlung Albertina, Vienna durer
1512
Hans BALDUNG GRIEN - le chevalier la jeune fille et la mort

Hans BALDUNG GRIEN - le chevalier la jeune fille et la mort

Le thème de «la jeune fille et la mort», qui puise ses origines dans la mythologie gréco-latine, devint, dès le XVI° siècle jusqu'au monde contemporain, une source d'inspiration pour les poètes et les écrivains, les peintres et sculpteurs. Chez les anciens Grecs, le rapt de Perséphone (Proserpine chez les Romains) par Hadès (Pluton chez les Romains), dieu des Enfers, symbolise originellement la mort et la renaissance des fruits de la terre mis en terre et annonce le cycle des saisons. Il évoque aussi la vie dont, après la mort, jouiront les êtres humains destinés à l'immortalité* et à une vie éternellement heureuse. Les diverses cultures se saisiront de ce mythe pour exprimer, à travers les arts et les lettres la rencontre d'Eros (vie) et de Thanatos* (mort). La figure de la jeune femme est, par excellence, associée aux promesses de la vie. Sa beauté, objet de contemplation et de désir, la rend fragile et vulnérable aux outrages du temps et du vieillissement, elle est soumise à l'oeuvre de la mort. La jeune fille est la préfiguration de la constante confrontation des deux contraires qui nous habitent: la vie et la mort dont Héraclite* nous a appris la coexistence dans l'univers des vivants, la nature et le cosmos.
1510 mythologie
MICHEL-ANGE - la creation d'Adam (detail)

MICHEL-ANGE - la creation d'Adam (detail)

La Création d'Adam, fresque située sur la voûte de la chapelle Sixtine, peinte par Michel-Ange de 1508 à 1512, illustre l'histoire biblique tirée de la Genèse dans laquelle Dieu infuse la vie dans Adam, le premier homme.
Chronologiquement c'est le quatrième panneau de la série illustrant les épisodes de la Genèse sur le plafond de la chapelle, et il fut l'un des derniers à être achevé.

Dieu est représenté comme un vieil homme barbu enveloppé dans une cape virevoltante, qui peut faire penser par sa forme à un cerveau humain, ce qui voudrait dire que Dieu apporte la conscience à Adam. Nous pouvons aussi remarquer que cette forme rouge pourrait représenter un utérus où c'est Dieu qui donne la vie accompagné de ses anges. Il partage la cape avec des chérubins. Son bras gauche est enroulé autour d'une figure féminine, normalement interprétée comme Ève, qui n'est pas encore crée et, de manière figurative, attend au Paradis de recevoir une forme terrestre. Le bras droit de Dieu est tendu pour donner l'étincelle de vie, du bout de son propre doigt vers celui d'Adam, dont le bras gauche est prolongé dans une pose comparable à celle de Dieu. Détail célèbre, l'index d'Adam et celui de Dieu sont séparés par une courte distance, ce qui laisse penser que c'est une séparation entre Dieu et Adam. Ce tableau représente une idée humaniste dans la mesure où l'Homme est à l'image de Dieu.
La composition est évidemment artistique et non littérale, car Adam est éloigné de Dieu, avant même qu'il lui soit réellement donné la « vie ». Pour cette même raison, Ève est représentée visuellement avant sa propre création. Mais l'inclusion précoce de cette figure féminine a mené certains à penser qu'elle puisse être plutôt Lilith, la première épouse mythique d'Adam, bien que chronologiquement Lilith ait également été créée après Adam. le rouge en francais signifie adam en hébreu.
peinture, italie, fresque, Rome, Chapelle Sixtine
1508 religieux
RAPHAEL - deux tetes d'hommes

RAPHAEL - deux tetes d'hommes

Le style de Raphaël se caractérise par une utilisation presque égale du dessin et de la couleur car, contrairement à un grand nombre de peintres, il ne laisse pas l'un dominer l'autre : il est aussi précis dans le trait que dans la répartition des teintes. Cela se doit à sa manière de travailler : imiter les artistes de son époque et ses prédécesseurs en choisissant ce qui pourrait lui être utile.
Son art fait de mesure, de grâce et d'harmonie a profondément influencé la peinture occidentale jusqu'au xixe siècle.
Casanova disait qu'« aucun peintre n'a surpassé Raphaël dans la beauté des figures. » Delacroix affirmait que le simple nom de Raphaël « rappelle à l'esprit tout ce qu'il y a de plus élevé dans la peinture ». De même, Ingres vouait un véritable culte à Raphaël, tant dans son style dominé par un graphisme proche du maître de la Renaissance que d'hommages récurrents à son œuvre.
peinture, italie, dessin, Paris, Musée du Louvre

Enfant charmant à voir,
Et couronné de roses,
Je montre aux cœurs moroses
Ce qu'ils voudraient avoir
Vieillard à la voix tendre,
Que chacun aime entendre
Et cherche à retenir
J'entre au seuil, et, doux hôte,
Je rends ce que l'âge ôte,
Je suis le souvenir

Évariste Boulay-Paty

Chaque âge a ses humeurs,
son goût et ses plaisirs.

Mathurin Régnier - Satire V






1508 biblique
Leonard de VINCI - l'homme de Vitruve

Leonard de VINCI - l'homme de Vitruve

L’« homme de Vitruve » (ou homme vitruvien) est le nom communément donné au dessin à la plume, encre et lavis sur papier, intitulé Étude de proportions du corps humain selon Vitruve et réalisé par Léonard de Vinci aux alentours de 1492.
Ce dessin a appartenu à la collection d’œuvres 12 d’art graphique de Giuseppe Bossi avant d’être acheté en 1822 par les Gallerie dell’Accademia de Venise.

Quatre doigts font une paume, et quatre paumes font un pied, six paumes font une coude : quatre coudes font la hauteur d’un homme. Et quatre coudes font un double pas, et vingt-quatre paumes font un homme ; et il a utilisé ces mesures dans ses constructions.
Si vous ouvrez les jambes de façon à abaisser votre hauteur d’un quatorzième, et si vous étendez vos bras de façon que le bout de vos doigts soit au niveau du sommet de votre tête, vous devez savoir que le centre de vos membres étendus sera au nombril, et que l’espace entre vos jambes sera un triangle équilatéral.
La longueur des bras étendus d’un homme est égale à sa hauteur.
Depuis la racine des cheveux jusqu’au bas du menton, il y a un dixième de la hauteur d’un homme. Depuis le bas du menton jusqu’au sommet de la tête, un huitième. Depuis le haut de la poitrine jusqu’au sommet de la tête, un sixième ; depuis le haut de la poitrine jusqu’à la racine de cheveux, un septième.
Depuis les tétons jusqu’au sommet de la tête, un quart de la hauteur de l’homme. La plus grande largeur des épaules est contenue dans le quart d’un homme. Depuis le coude jusqu’au bout de la main, un cinquième. Depuis le coude jusqu’à l’angle de l’avant bras, un huitième.
La main complète est un dixième de l’homme. Le début des parties génitales est au milieu. Le pied est un septième de l’homme. Depuis la plante du pied jusqu’en dessous du genou, un quart de l’homme. Depuis sous le genou jusqu’au début des parties génitales, un quart de l’homme.
La distance du bas du menton au nez, et des racines des cheveux aux sourcils est la même, ainsi que l’oreille : un tiers du visage. »
— Vitruve, dans son ouvrage De l’architecture.
peinture, italie, encre et lavis sur papier, Venise, Gallerie dell’Accademia
1492 biblique
Antonello da MESSINE - Vierge de l'Annonciation

Antonello de Messine - Vierge de l'Annonciation

La sobriété et la modernité de la composition de La Vierge de l'Annonciation , peinte en 1476 ou 1477, en font une œuvre majeure de la Renaissance italienne (palais Abatellis, Palerme).
1477
Paolo UCCELLO - Saint-George et le dragon

Paolo UCCELLO - Saint-George et le dragon

Saint Georges terrasse le dragon et délivre la fille du roi de Silcha, ville de Libye, qui allait être dévorée. L’antre du dragon semble posé comme une cloche de carton pâte sur la scène, clin d’œil à la représentation théâtrale.Paolo Uccello semble avoir retouché la première exécution. D’autre part, le panneau primitif a été recoupé et nettoyé un peu trop vigoureusement.
peinture, italie, panneau de bois (52,90), Paris, Musee Jacquemard Andre
1458 religieux
Andrea del CASTAGNO - Condottiere Niccolo da Tolentino

Andrea del CASTAGNO - Condottiere Niccolo da Tolentino

Nés en Italie au Moyen Âge, les condottieres ou condottieri en italien (« mercenaires », de l'italien condotta, contrat de louage), sont des chefs d'armées de mercenaires.
Soldats réguliers démobilisés ou nobles en mal de gloire, ils mettent leur art de la guerre au services d'États. Leurs services sont généralement rémunérés en espèces, et parfois en terres et titres.
D'après leur condotta (engagement en italien, d'après le Larousse ou troupe conduite, commandée, d'après le Trésor de la Langue Française), les condottieres devaient fournir soldats, matériel militaire et commandement. Ils se multiplièrent à la faveur de la lutte entre Guelfes et Gibelins. Bien souvent, leur puissance devint telle qu'ils pouvaient prendre le contrôle de la ville qu'ils servaient.
Les condottieres s'épargnaient mutuellement : tandis qu'ils rançonnaient les habitants des pays vaincus et réclamaient des sommes importantes pour prix de leurs services, ils se renvoyaient généralement leurs prisonniers sans rançon.

la fresque du monument funéraire équestre du condottiere Niccolò da Tolentino, (1456, cathédrale de Florence) montre, à côté de celle de Paolo Uccello qui présente la même typologie, mais fut peinte vingt ans avant, les changements intervenus dans l'application des règles de la perspective.
peinture, italie, fresque murale (8,2 m), Florence, Duomo
1456 religieux